penseur

Le complotisme présente cinq caractéristiques majeures qui le distinguent de l’anti-complotisme et qui résument tout son génie. Ses caractéristiques, que nous passerons rapidement en revue (partie 1), sont autant d’avantages sur l’anti-complotisme qui nous feront comprendre, par contraste, les limites épistémologiques de ce dernier, ses motivations profondes et ses soubassements idéologiques (partie 2).

.

Notre conclusion sera double :

(i) Seul le complotisme permet d’appréhender la nature du pouvoir. L’anti-complotisme est une émanation du pouvoir dont la vocation est de le protéger et de lui permettre d’échapper à la compréhension de ceux sur lesquels ce pouvoir s’exerce.

(ii) On ne dialogue pas avec le pouvoir : on s’y soumet ou on le combat. Il s’ensuit, naturellement, que les complotistes n’ont plus à chercher les faveurs des anti-complotistes ou de leurs maîtres, ni à s’excuser de penser hors des sentiers battus ou d’émettre des hypothèses de travail audacieuses. Il est temps pour les complotistes de se montrer offensifs et face à l’idéologie du chaos que le pouvoir incarne et projette sur le monde à travers ses relais médiatiques et institutionnels, de présenter le complotisme comme un remède aux pulsions mortifères de l’hydre mondialiste. Le complotisme est un humanisme.

 

PARTIE 1

Les 5 avantages du complotisme

 

1.    Avantage Méthodologique

Tandis que l’anti-complotiste se contente la plupart du temps d’énoncer la thèse (officielle s’entend), le complotiste est contraint de travailler, d’approfondir à la fois la thèse et l’antithèse. Ainsi, le complotiste a une connaissance fine de la version officielle et des arguments de la version opposée. Cela le contraint à chercher et à ausculter plus profondément les faits, à les présenter dans un ordre cohérent et à les soumettre à un examen critique poussé.

Tandis que l’anti-complotiste n’a qu’à répéter la thèse officielle sans avoir besoin de la justifier, le complotiste est obligé de chercher des preuves solides à l’appui de ses propos et finit par acquérir une connaissance bien plus large que celle de l’anti-complotiste qui a borné son champ d’investigation parce qu’il lui suffit de citer une source « prestigieuse » pour gagner la bataille du pouvoir médiatique et la considération de ses pairs.

Que ce soit, par exemple, pour le 11 Septembre ou le réchauffement climatique anthropique, seuls les complotistes appliquent le principe du contradictoire, principe fondamental à la fois pour les journalistes, les historiens et les juges qui devraient examiner méthodiquement et en profondeur les thèses en présence avant de se prononcer sur le fond de l’affaire dont ils s’occupent. L’anti-complotiste ne voit pas l’absurdité de sa position qui consiste à penser que la version officielle est toujours la bonne (comme la raison du plus fort). Ce qui revient à interdire toute alternative, toute contradiction, toute possibilité de remettre en cause la version des faits une fois qu’elle a été estampillée par le sceau officiel et crachée sur les ondes des médias dominants.

L’anti-complotiste confine ainsi le réel dans une forme figée pour les siècles des siècles. Il se comporte comme le gardien d’une prison où les faits récalcitrants sont tenus en joug et passés à tabac, loin du regard des foules, tant que leur volonté d’indépendance et de franchise n’a pas été brisée. Il rééduque et torture les faits qui ne suivent pas ses mots d’ordre ou son catéchisme et ne les relâche dans l’arène publique qu’une fois qu’ils ont perdu leur prétention à dire leur part de vérité. Le complotiste libère les faits cadenassés qui retrouvent tout leur sens caché et leur autonomie, il les rend à l’air libre où se meuvent à leur aise la vérité et le réel.

Le complotiste n’ayant pas droit aux arguments d’autorité (par exemple, l’invocation d’un prétendu « consensus scientifique » des experts sur le réchauffement climatique anthropique) et étant soumis au feu permanent des critiques, il lui faut devenir un orfèvre dans son domaine pour pouvoir contrer un adversaire qui se contente de répéter un message univoque et balaie d’un revers de mains dédaigneux les arguments qu’on lui adresse.

Enfin, le complotiste cherche à donner du sens à ce qui, apparemment, n’en a pas toujours. Il ne se contente pas de laisser l’inexplicable inexpliqué. Si trois immeubles s’effondrent sur eux-mêmes alors que seulement deux ont été percutés par des avions, le complotiste essaie de comprendre ce phénomène étrange en convoquant des causes humaines et physiques qui sont dans l’ordre naturel des choses. Là où l’anti-complotiste, à court d’idée et d’arguments, finira pas se contenter de hausser les épaules, le complotiste, ira chercher des causes humaines (des volontés) si les causes physiques (mécanique des corps et mécanique des fluides) ne sont pas suffisantes.

De son côté, l’anti-complotiste, n’hésitera pas à réinventer les lois de la physique, juste pour l’occasion, afin de s’interdire de penser au-delà de la thèse officielle. Car, s’il devait s’aventurer sur le terrain glissant d’une hypothèse alternative, cela pourrait le conduire à devoir désigner un coupable inattendu, à découvrir un acte humain, voire une entente entre plusieurs personnes conscientes de leurs actes. Ainsi, pour expliquer l’absence de débris d’avion sur le Pentagone ou sur le site de Pennsylvanie en septembre 2001, l’anti-complotiste invoquera la possibilité que les avions se soient gazéifiés (thèse défendue par le très « prestigieux » journal Le Monde), ajoutant de la sorte quelques règles nouvelles aux lois de la thermodynamique. Il ne lui viendrait jamais à l’esprit qu’un mensonge volontaire se cache peut-être derrière l’inexplicable. Dans le même ordre d’idée il en vient à voir, dans les guerres menées par les démocraties occidentales, des événements naturels que ne guident aucune pensée maléfique ni volonté humaine.

Pour résumer les avantages méthodologiques de son approche, on peut dire que le complotiste travaille plus que l’anti-complotiste, connaît mieux son sujet et les arguments des parties en présence, ne se repose pas sur des arguments d’autorité pour avancer ses idées et accumule les éléments de preuve pour justifier ses propos et donner du sens aux événements et aux faits qui se déroulent devant lui.

Ce sont là des raisons qui expliquent que les anti-complotistes ne répondent presque jamais positivement aux offres de dialogue que leur font les complotistes : ils savent, en effet, qu’ils finiront généralement déboités par les arguments de leurs contradicteurs. Pour justifier un tel refus, ils rangent volontiers leurs adversaires sous l’appellation générique et bien commode du « camp de la haine », mettant ainsi entre eux et les complotistes une sorte de cordon sanitaire émotionnel qu’il serait difficile et dangereux pour tout un chacun de rompre impunément. Cette technique de la rhétorique de disqualification utilisée à l’encontre du complotiste, à la quelle vient généralement s’ajouter des menaces et des injures, est le signe que, sur le terrain de la méthode, le complotiste vient bousculer son adversaire dans ses derniers retranchements, lorsque celui-ci est au bord de son propre gouffre intellectuel.

 

penseur

2.    Avantage Psychologique

Le complotiste n’a ni d’apriori ni de tabou. L’impensable est pour lui toujours pensable. Si le complotiste navigue ainsi volontiers, par méthode et par prudence, dans l’air du soupçon et ne prête sa confiance à quiconque, il traite tout le monde à la même enseigne, les puissants comme les faibles ; il les écoute avec le même degré d’attention, sans chercher à plaire ou à déplaire à leurs susceptibilités respectives. Il veut comprendre et non pas justifier.

De son côté, l’anti-complotiste est enfermé dans le dogme de l’infaillibilité démocratique, ce qui lui interdit automatiquement tout un champ des possibles. Il est psychologiquement incapable d’imaginer que nos dirigeants démocrates puissent faire le mal intentionnellement. C’est bien cet apriori qui, aux yeux des complotistes, rend les anti-complotistes aveugles à la compréhension d’une part importante de notre monde. Et pour le dire plus clairement, les anti-complotistes sont dans l’incapacité de comprendre la nature et les ressorts du pouvoir (nous y reviendrons). Ils ne voient pas que le pouvoir, ontologiquement, est une physique de la contrainte et une métaphysique de la domination.

L’anti-complotiste est tellement engoncé dans cette opinion, qui est pour lui une sorte d’article de foi, qu’il ne pourra jamais concevoir que nos dirigeants puissent, par exemple, en toute connaissance de cause : (i) empêcher l’utilisation d’un remède peu couteux et efficace contre un virus, cousin de celui de la grippe, afin de favoriser une solution imaginaire et hypothétique (le vaccin) lors d’une pandémie annoncée et voulue, pandémie qui n’est pas tant le résultat d’une incompétence généralisée de nos commis en charge des affaires de l’État, que d’un chaos organisé par ces derniers comme un jeu de rôle mondialiste planétaire ; (ii) s’allier avec des mouvances terroristes islamistes pour faire tomber des régimes laïques en Lybie et en Syrie en ayant recours à des actes de terrorisme à grande échelle et en organisant le massacre et le gazage de populations entières tout en accusant le camp adverse d’en être responsable. De telles conclusions, iraient au-delà de ses forces psychologiques et l’amèneraient, sans doute, au bord de la crise de nerf et de l’hystérie.

Ainsi, pour l’anti-complotiste, la démocratie occidentale ne peut commettre de crime puisqu’elle ne peut avoir de mauvaises intentions : elle ne tue que par dommages collatéraux, jamais volontairement. Par conséquent, on ne peut lui imputer des crimes de masse, seulement des erreurs circonstancielles et contextuelles qui ont eu de tragiques conséquences humaines inattendues. La culpabilité de la démocratie occidentale ne dépasse jamais celle de l’élève qui aurait pu mieux faire.

Les anti-complotistes ne voient et n’admettent de complots que chez les terroristes musulmans ou les Russes, les Iraniens ou les Chinois, quand cela arrange leurs affaires et conforte leurs représentations du monde binaire (« eux » contre « nous »). Là, en général, aucune preuve tangible n’est exigée, il suffit à l’accusation de désigner les coupables pour emporter la conviction de la foule conformiste des bourgeois cultivés qui ne craignent rien tant que d’émettre des hypothèses et, encore plus, d’avancer des théories qui sortiraient de la vulgate publiée régulièrement dans les gazettes officielles (Le Monde, The Guardian ou le New York Times).

 

3.    Avantage Conceptuel

Le complotiste offre des outils intellectuels pour appréhender le monde. Il propose des termes (qu’il a ou non construits lui-même) pour désigner des événements, des phénomènes difficiles à cerner ou à concevoir : Mondialisme, Atlantisme, Empire, Opposition Contrôlée, État Profond, Satanisme, Nouvel Ordre Mondial, Injonctions Paradoxales, Dogme de l’Infaillibilité Démocratique, Crimes Médiatiques, Rhétorique de Disqualification, sont autant de concepts outils permettant de sortir de l’hébétude dans laquelle le complexe médiatico-industriel progressiste nous maintient, afin de mieux cerner et comprendre le monde dans lequel nous évoluons.

Le complotiste apprécie la clarté d’un concept là où l’anti-complotiste préfère la confusion, l’absence de sens et de signification, ou le sens inversé de l’absurde : non pas le mystère qui pourrait nous ouvrir la porte d’une transcendance porteuse d’espoir, mais le vide comme explication universelle. L’anti-complotiste ne nous laisse qu’un champ de bataille sémantique chaotique où le néant et l’ambiguïté sont maîtres du réel et de nos neurones.

Empêcher la compréhension du réel et l’émergence des concepts explicatifs est sans doute l’un des objectifs du pouvoir pour demeurer « le pouvoir » et persévérer dans son être. Son crédo est de rester insaisissable, « im-pensable » et impensé, pour n’être point combattu. Un totalitarisme dont on ignorerait l’oppression ne susciterait sans doute pas d’opposition autre que contrôlée. C’est tout le génie de la démocratie représentative, instrument privilégié de l’oligarchie occidentale, que de nous empêcher d’établir clairement des liens de causalité entre des décisions humaines de quelques-uns et la longue chaîne des malheurs des peuples.

 

4.    Avantage Moral

Le complotiste a un avantage moral immense par rapport à l’anti-complotiste parce qu’il doit montrer plus de courage et affronter les difficiles conséquences sociales de ses propos. Tandis que l’anti-complotiste, en bon conformiste adorateur de la normalité sociale, ne fait que relayer et répéter les paroles de l’évangile médiatico-politique qui lui est servi quotidiennement, le complotiste sait qu’il aura contre lui les puissants et la masse des bourgeois cultivés qui peuplent les cercles mondains des multiples socialités auxquelles la vie nous invite tous à participer.

Le complotiste prend constamment des risques dans sa vie professionnelle et privée pour simplement émettre des doutes et proposer des explications alternatives : on ne compte plus le nombre de complotistes débarqués de leur poste pour avoir avancé quelques hypothèses dérangeantes sur le 11 Septembre, l’implication des démocraties occidentales dans le terrorisme islamique ou la responsabilité du CO2 dans le réchauffement climatique anthropique. Si le courage ne donne pas raison, il a une valeur intrinsèque qui distingue nettement le complotiste du bourgeois cultivé conformiste qui fait office d’adversaire.

Le complotiste ose nommer le mal, il ose désigner les puissants et les puissances qui sont derrière ces manifestations humaines : il ne se contente pas, comme les professionnels de la révolte, d’attaquer des abstractions (par exemple, le capitalisme), il confronte des pouvoirs concrets (dont la somme des liens et des alliances fait et révèle le pouvoir dans toute sa puissance et ses nuisances) et nomme les responsables. Pour le 11 Septembre, il désignera volontiers le petit groupe de néoconservateurs comme responsables ou au moins complices des attentats ; il en fera le portrait détaillé en égrenant leur CV et leurs méfaits avérés. Concernant l’hystérie sanitaire mondialiste déclenchée au printemps 2020, il n’hésitera pas à pointer du doigt le rôle de Bill Gates et des dirigeants de l’OMS, de certaines firmes pharmaceutiques (comme Gilead) ou de certains médias (comme BFMTV en France) dans le déclenchement de cette expérience orwellienne à l’échelle mondiale.

L’anti-complotiste, lorsqu’il dénonce, est plutôt dans la délation puisqu’il désigne à la vindicte médiatique et judiciaire, à la censure et aux poursuites pénales, les lanceurs d’alertes qui n’ont en général que leur plume pour se défendre. L’anti-complotiste utilise volontiers la menace et l’intimidation pour faire taire ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus et rebattus : la rhétorique de disqualification et l’hystérie émotionnelle sont ses outils préférés.

Ainsi, tandis que le complotiste dénonce les puissants et se met volontairement dans leur ligne de mire, l’anti-complotiste établi des listes d’opposants isolés à exécuter en place publique sans leur donner la parole. Il y a du Cyrano de Bergerac chez le complotiste : s’il n’a, bien évidemment, pas toujours raison, il avance empanaché d’indépendance et de franchise et revendique le droit de se tromper.

Les complotistes sont à la fois une dissidence et une résistance. Peut-être même les seuls à s’opposer aux expériences orwelliennes que nos démocraties oligarchiques nous imposent de temps à autres pour éprouver leur puissance : hystérie sanitaire, hystérie réchauffiste, hystérie anti-Trump (qui n’est que le syndrome d’une hystérie contre les souverainistes et les partisans de la diversité des nations), etc. Comme nous le verrons en partie 2, l’anti-complotisme est une hystérie.

 

5.    Avantage Prédictif

Ce qui frappe, quand on fait le bilan du complotisme sur les deux dernières décennies, c’est l’incroyable capacité de celui-ci à avoir raison, à prédire ce qui va advenir. En analysant avec sérieux et pertinence le présent et le passé récent, le complotisme est capable de mieux appréhender les grandes orientations qui se dessinent devant nous que tous les experts réunis en conclaves officiels.

Sur le 11 septembre, sur la guerre en Irak et en Syrie, sur le réchauffement climatique anthropique, sur le Russiagate et l’affaire ukrainienne aux États-Unis, sur le Covid-19 et sur tant d’autres sujets scientifiques ou géopolitiques, le complotisme engrange les victoires les unes après les autres.

La démonstration de la force prédictive de la pensée complotiste a été particulièrement spectaculaire lors de l’épisode de totalitarisme sanitaire et sécuritaire que nous avons tous vécus au printemps 2020. Aux modèles prédictifs délirants (souvent informatiques) invoqués par les comités « scientifiques » mis en place un peu partout en Occident lors de cette drôle de crise sanitaire qui prévoyaient l’apocalypse tous les matins du monde, les complotistes ont opposé le bon sens, l’analyse cartésienne, le raisonnement et le sang-froid, et ont ainsi pu identifier rapidement des solutions efficaces pourtant décriées par tous les médias dominants tombés volontairement dans une hystérie destinée à faire perdre l’entendement collectif. Le complotiste est parvenu à s’extraire du bruit et de la fureur de l’actualité brouillonne et a eu raison sur toute la ligne : de l’analyse du problème à la proposition d’un remède. N’ayant d’apriori à l’égard de personne, le complotiste a écouté toutes les parties en présence et à pu saisir au vol le réel avant qu’il ne soit confisqué et défiguré par les tortionnaires de l’information qui lui ont substitué la peur comme seul vecteur de la représentation du monde. Nous y reviendrons en détail dans la deuxième partie ou dans un article séparé.

Depuis le début du conflit en Syrie, seuls les complotistes savaient que le Président Bachar el-Assad était soutenu par la grande majorité de son peuple et n’était pas au bord de la déroute, bien que tous les journaux ayant pignon sur rue en Occident annonçaient à longueur de colonnes la fin imminente du « régime sanguinaire ». Concernant le Russiagate et l’implication de clan Obama dans l’espionnage dont la campagne de Trump a fait l’objet en 2016 et 2017, seuls les complotistes ont compris qu’il s’agissait bien d’une tentative de déstabilisation d’un candidat (puis d’un Président) pas assez mondialiste, de la part de l’État profond américain et qu’aucun élément probant ne permettait d’affirmer qu’il était, de près ou de loin, un agent russe (tous les documents récemment déclassifiés confirment cette analyse). Concernant le réchauffement climatique, nous détaillerons dans un papier à venir, les nombreuses victoires épistémologiques emportées de haute lutte contre (i) les prédictions arrogantes et foireuses de « l’unanimité » des scientifiques de la planète et (ii) l’intime conviction d’une opinion publique mondiale chauffée à blanc à l’encontre d’une menace qui n’existe que dans les modèles informatiques délirants des marchands de peur !

Le complotisme est la grande aventure humaine, intellectuelle et politique de notre siècle. Si nous voulons que l’homme perdure dans ses fondamentaux humains, loin des promesses trans-humaniste et technicistes qu’on veut nous imposer sans débat, il est temps d’affirmer ce que nous sommes : un humanisme.

 

« Le propre du prestige est d’empêcher de voir les choses telles qu’elles sont et de paralyser tous nos jugements. Les foules toujours, les individus le plus souvent, ont besoin, sur tous les sujets, d’opinions toutes faites. Le succès de ces opinions est indépendant de la part de vérité ou d’erreur qu’elles contiennent; il dépend uniquement de leur prestige. »

Psychologie des foules
Gustave Le Bon
1895

Guillaume de Rouville

Share →

32 Responses to Le Génie du Complotisme

  1. Rodrigue dit :

    Magnifique analyse qui manquait et qui vient parfaitement au bon moment.
    Il serait aussi intéressant de parler de citoyenneté et de sa dérive inversée: la « citoyenneté du monde » cet oxymore.
    Et aussi dans les relations internationales de la règle de non-ingérence dans un pays tiers transformée dès 1971 en « droit d’ingérence » puis en « devoir d’ingérence » pour cause humanitaire, cela grâce aux « french doctors »

  2. Danitza Cornejo dit :

    Merci beaucoup pour ce beau manifeste. Il faut, en effet, revendiquer le fait d’être complotiste, donc capable de mettre toute soit disant vérité en question en utilisant les outils que la science mais aussi la logique et le bon sens, c’est à dire, l’intelligence et l’autonomie de pensée, nous permettent d’utiliser.
    Merci à nouveau et au plaisir de vous relire!

  3. JACQUES BOUILLON dit :

    Comme j’aurais aimé écrire ce texte !

  4. Vincent Jappi dit :

    La politique étant faite de complots, reprocher à une analyse politique d’impliquer l’existence d’un complot, c’est lui reprocher… d’être une analyse politique.
    C’est pour les idiots
    que le premier qui traite l’autre
    de « complotiste » a gagné :
    c’est donc à un Anticoncept Orwellien
    de Combat que nous avons affaire ici.

    Murray Rothbard disait que toute politique économique ou sociale est un complot contre le peuple, et aucun économiste correctement formé ne saurait le contredire sur ce point.
    De sorte que la seule question empirique qui se pose, à l’historien, est de savoir si les comploteurs ont été conscients de faire le mal, ont choisi de le faire, et de mentir délibérément à ce sujet.

    Face à des Castes Exploiteuses plus criminelles donc plus menteuses que jamais, on en est souvent réduit, faute de preuves suffisantes, à multiplier les explications hypothétiques de leurs actes forcément plus nombreuses que la vraie.
    Une chose est certaine, cependant : les propagandistes socialistes qui prétendent disqualifier a priori une analyse politique au prétexte qu’elle implique l’existence d’un complot, c’est pour court-circuiter la capacité rationnelle de leurs cibles qu’elles le font.

    Le sophisme perd quand même un peu de sa force quand on a un complotiste-en-chef à la Maison-blanche :
    qui savait que Kennedy a été abattu de face et non par-derrière, et en a déclassifié la preuve — la « théorie du complot » initiale, citée par la CIA dans un rapport de 1967,
    qui sait que le réchauffisme est un complot contre l’Occident,
    et que le soi-disant « Obama » n’a jamais été constitutionnellement éligible à la présidence des États-Unis.
    Et qui bien entendu va coffrer tous les guébistes à l’américaine qui l’ont espionné illégalement, et faussement cherché à le faire passer pour un agent russe.

  5. Vincent Jappi dit :

    Alexis Cossette-Trudel :
    « Les «complotistes» ont (presque) toujours raison »
    https://odysee.com/@Radio-Quebec:a/Les-complotistes-ont-presque-toujours-raison:7

  6. Lescrainier Cédric dit :

    Le complotisme (où peut être plus justement conspirationisme) a également cet avantage de contrer la misanthropie, en ne fesant pas des constats d échecs des sociétés humaines, présentes et passées, des preuves d’une nature humaine mauvaise.

    • michel marais dit :

      À cette remarque près qu’il amène invariablement à la misanthropie, puisque le rejet dont est victime celui qui le professe touche jusqu’à ses plus proches.
      Ainsi cette maxime est-elle plus que jamais d’actualité :  » Mieux vaut être seul que mal accompagné.  »

      Bien à vous… et bonne année 2021 !

  7. calentica dit :

    sensationnel article (niveau agrégation) à apprendre par coeur.
    je rendre dans ma soixante seizieme année de complotisme imaginez un peu ce qu’a été ma vie et alors? je n’ai rien laché. Juste le respect de soi-meme.

  8. Scalpel dit :

    Vous avez le verbe aussi rare que précis, juste et brillant, cher Idiot.
    Le complotisme s’honore de bien beaux esprits, autre avantage d’être de ce camp.
    Chomsky nous dit fort justement qu’il n’y a pas de neutralité « dans un train en marche », le choix entre VO et VC se fait dès lors le plus naturellement, sans le moindre état d’âme. C’est d’ailleurs la seule voix de salut de cette âme.
    Votre réflexion est un véritable S 500 anti-anti-complotiste.
    Au passage merci E&R grâce à qui je peux lire ce petit chef-d’œuvre.
    J’aimerais que le très avisé Observatus Géopoliticus, bizarrement assez remonté contre le complotisme, nous fasse part de ses impressions au terme de cette lecture. Car je ne doute pas qu’il vous lira…
    Un immense merci à vous.

  9. Onan Peuplu dit :

    Très bon texte, sauf que c’est « un peu » plus tordu que ça encore (je parle des exemples donnés en bas de page)…Il n’y a pas eu la moindre guerre en Syrie (aïe, c’est là qu’on va voir si vous respectez les hyper-complotistes ou si vous préférez le récit quasi officiel 😉 …C’était juste du Cinéma (j’ai les preuves) pour soutenir le narratif « terroriste » et surtout nous envoyez des tonnes de migrants, faux réfugiés donc.
    Trump n’est pas non plus un « vrai bon », il fait partie de la même clique (50 « israeliens » dans son équipe de campagne, copain comme cochon avec les Clinton..)..Le système l’a déguisé en ami des complotistes mais c’est un piège…il se disait anti vaccins, le voilà qui se réjouit de l’avancée du « vaccin » contre le prétendu Corona qui n’est qu’une autre Totale Fiction (à base de comédiens chinois), etc etc

    • Anna dit :

      @Onan Peuplu
      Sur Trump, je crois que vous devriez regardez toute la série de webjournaux d’Alexis Cossette-Trudel avant de vous prononcer ainsi. Serez-vous assez curieux? Accepterez-vous de remettre en question l’image que vous avez de lui?

  10. pasqual dit :

    bravo! (ne me manque qu’une définition de travail de la notion de complotisme en tête de l’analyse afin de renforcer la cohésion de sa totalité)

  11. perdel21 dit :

    « Se remettre en question nécessite de bouleverser bon nombre d’idées reçues et procède d’une intelligence épanouie qui ne s’effraie pas de devoir s’humilier »
    merci pour cet excellent article quant à l’espoir qu’il suscite

    • gerard olive dit :

      je ne sais pas vous ,mais quant à moi ,mon entourage n’est pas prêts de se remettre en question .michel drac disait que tant que le frigo est plein , les gens ne bougeront pas .95 pour des gens croient à la supercherie de la pandémie mais dès qu’il s’agit du vaccin, j’espère que leur « générosité » va les réveiller .
      mon côté positif : les gouvernants sont tellement prétentieux qu’au bout du compte ,tel un boomerang cela leur reviendra dans leur gueule .
      courage et patience .

  12. Paul BOUSQUET dit :

    Merci Guillaume pour cette magnifique analyse et rhétorique. Je l’ai lue deux fois et j’y reviendrai.
    Décoder l’organisation de la pensée complotiste et de son pendant anti-com ; formuler les avantages de l’un par rapport à l’autre : merci d’avoir fait le boulot et de le partager.
    L’ensemble du site est une mine emplie de pépites ; merci encore et au plaisir de croiser à nouveau ta route.
    Paul

  13. Avlula dit :

    Le sujet du complotisme en soi m’a passionné durant ces 3 mois de chômage partiel, j’en ai compris pas mal de choses (notamment en découvrant l’avant-garde de l’anti-complotisme, vous savez, la secte scientiste des « zététiciens » de YouTube et le réseau de « fact checking » atlantiste) et les critiques qu’ils nous font.

    Or, selon moi, vous amalgamez deux idées qui ne devraient pas l’être : le rapport à l’autorité et la curiosité intellectuelle / ouverture d’esprit / passion pour l’information et la recherche de la vérité. C’est flatteur pour notre camp de vouloir confondre les deux, mais c’est piégeux.

    Est désigné comme « complotiste » par le pouvoir toute personne qui remet en cause son autorité (en question son intention, sa bienveillance, sa légitimité, …). Donc on ne choisit pas, c’est à la base une insulte mais ça décrit une attitude de méfiance et de défiance envers le pouvoir au sens large, alors qu’à l’inverse le non complotiste a une attitude par défaut de confiance envers celui-ci (l’attitude attendue d’un régime représentatif : faire confiance à ceux à qui on délègue une responsabilité).

    Par exemple, les pro-pouvoir se sont montrés complotistes à l’égard de la Chine et du Pr. Raoult, se mettant à travailler pour fouiller avec zèle dans ses études et liens d’intérêts pour chercher un complot de Sanofi ou autre dans cette promotion de la chloroquine. Ils se sont montrés aussi complotistes vis-à-vis de la nature, supposant qu’un méchant virus dont on cachait l’ampleur des dégâts allait les éradiquer si on ne faisait rien de révolutionnaire comme rester enfermés chez soi pendant des semaines, ou se déguiser en chirurgiens. Là où ils sont à la fois avantagés et désavantagés, c’est qu’étant du côté du pouvoir, leurs souhaits sont appliqués, et on voit vite que ce sont des erreurs.

    Par contre désolé mais le deuxième clivage, entre moutons et questionneurs (ou « sceptiques », etc.), est présent dans les deux camps avec une majorité de moutons (parce que c’est chronophage de faire autrement et ça demande un esprit critique et un certain niveau intellectuel et technique). Quelqu’un qui saute sur un titre complotiste pour en faire immédiatement sa pensée, c’est un mouton complotiste. Il se fait balader et berner hyper facilement, tout autant que le mouton officialiste. Et les fausses informations sensationnelles qui restent en mémoire même après démenti, le camp complotiste en est fortement victime aussi, on en a des exemples dans cet article d’ailleurs. Il y a autant de fermés d’esprit, de non curieux, de dogmatiques, de têtus, chez les complotistes que chez les autres. Parce que c’est humain, qu’on a en général du mal à admettre s’être trompé et à changer d’avis.

    C’est là où l’anti-complotisme peut nous aider méthodologiquement à monter en qualité. Les outils du scepticisme méthodologique (la chasse aux biais, aux sophismes, etc.) qu’ils ont utilisé contre nous sont à notre disposition également pour faire le tri et ne pas se retrouver à moutonner dans une contre-propagande toute autant pilotée et instrumentalisée.

    La conclusion que je fais c’est que la vérité ne peut émerger que d’une confrontation collaborative entre chercheurs complotistes et anti-complotistes honnêtes, avec bonne intelligence et respect, afin de faire du biais contre biais et de progresser, parce que nos faiblesses humaines font que nous avons besoin des critiques des autres pour retirer la poutre dans notre œil.

    Ce qui ne veut pas dire que la contre-propagande n’est pas à faire pour éviter de laisser le pouvoir en roue libre tant qu’il n’est pas réellement sous contrôle et soumis au service de l’intérêt général, simplement il faut distinguer le but politique de contre-pouvoir des buts universels de justice et de vérité, et envisager par exemple que le pouvoir en soit parfois plus proche que ses opposants. Par exemple, le Macron de début mars qui disait que les masques ne servaient à rien et qu’il fallait continuer à vivre normalement, alors que les complotistes pensaient qu’une terrible maladie arrivait et que le pouvoir voulait qu’on y succombe en masse, ne peuvent que reconnaître leur erreur et remarquer qu’à ce moment-là, le pouvoir avait raison (même si l’intention était peut-être de ne pas faire mal à des courbes économiques).

    • daruma dit :

      @Avlula
      Votre commentaire est très intéressant et vos mises au point sont utiles. Vous avez raison de souligner que la paresse intellectuelle et le dogmatisme, on les trouve aussi chez les complotistes, et que le biais de confirmation est une tendance qui existe en chacun de nous.
      Je ne suis pas d’accord avec vous juste sur deux points. Le premier : la soi-disant attitude complotiste des anti-complotistes dans leur recherche de complot de Sanofi et du professeur Raoult avec la chloroquine. Je pense qu’il s’agit plutôt d’une entreprise de dénigrement tout ce qu’il y a de plus classique de la part du pouvoir et de ses suiveurs. Je salue votre volonté de dépasser les clivages et d’éviter les dialogues de sourds en montrant que nous ne sommes pas si différents, mais je crois que là votre élan de générosité vous a poussé un peu trop loin.
      Le deuxième : les désaccords momentanés entre suiveurs (anti-complotistes) et gouvernants. Quand vous parlez de complotisme vis-à-vis de la nature, pardonnez-moi mais ça ne veut rien dire. Je ne vais pas développer cette critique, sans quoi mon commentaire serait trop long. Je dirai simplement que ce qui nous apparaît comme contradictoire est fait à dessein : c’est de l’ingénierie sociale.
      Autre remarque, qui me semble importante, car elle permet d’éviter le relativisme excessif : l’anti-complotiste veut bien admettre qu’il puisse être victime lui aussi, quelquefois, de biais cognitifs, mais il y a une chose face à laquelle il est sourd et aveugle, c’est sa propre idéologie : il croit être exempt de toute idéologie. C’est frappant chez les zététiciens, qui sont dans l’idéologie scientiste. Mais ça se vérifie aussi chez les autres anti-complotistes. Le complotiste, lui au moins, est conscient de sa propre grille de lecture.

      • Avlula dit :

        Sur le premier point, le complotisme est souvent animé par une volonté de dénigrer et rien d’autre, donc ce n’est pas contradictoire, au contraire, faire semblant de prendre le complotisme pour de vraies croyances avant tout, plutôt que pour de la défiance et du rejet par principe, c’est de la mauvaise foi. Le (vrai) complotiste ne peut pas croire que les dominants puissent ne pas lui vouloir vraiment tout le temps du mal. Donc il trouvera quelque chose à redire tout le temps, n’importe quoi, même si c’est grossier et infondé.

        Et je pense que les antiraoultistes font ça aussi, ils ont décidé d’aller au bout de leur bêtise (Raoult est un charlatan, Raoult ne dit que des conneries), et comme il faut vite expliquer pourquoi l’HCQ et pas autre chose, il est logique de dégainer un intérêt du laboratoire, c’est l’argument classique du complotiste que de penser que ceux d’en face ne peuvent être animés que par de bas intérêts et jamais de convictions profondes et de bonnes intentions.

        Quand je parle de « complotisme vis-à-vis de la nature », c’est sûr qu’il ne faut plus lire le mot complotisme au sens étymologique mais plutôt au sens psychologique, c’est-à-dire de paranoïa, cette idée d’un ennemi qui nous veut du mal. Que d’un coup, pourrait surgir de la nature un virus qui nous extermine tous, quand bien même c’est complètement improbable.

        Sur l’ingénierie sociale, c’est certain qu’il y en a, d’ailleurs c’est expliqué par exemple dans cette émission https://www.franceculture.fr/emissions/signes-des-temps/le-nudge-et-le-comportementalisme , mais je pense qu’en même que ceux qu’on appelle les « suiveurs » sont sincères et convaincus de ce qu’ils font, et en même temps ils sont essentiels à l’ingénierie sociale (autrement dit, il ne faut pas partir du principe que tous les participants à une ingénierie sociale le font sciemment et sont donc impossibles à « retourner » ou à faire réfléchir). L’ingénierie sociale, c’est la question du « comment ». Comment est-ce qu’on fait pour obtenir un changement social. Mais ça ne laisse en rien présumer de la malveillance du « quoi » et du « pourquoi », à un moment des gens ont arrêté de réfléchir à ces deux questions et sont passés à l’action, c’est normal, ça ne veut pas dire qu’ils sont de mauvaise foi, probablement pas. Bon courage pour trouver un vrai méchant hollywoodien et le prouver. Ceux qui s’acharnent sur Bill Gates ou Georges Soros m’ont convaincu en partie de leur malfaisance (suffisante pour les arrêter), mais certainement pas de leurs mauvaises intentions par exemple.

        • daruma dit :

          Tout d’abord, je vous souhaite une excellente année 2021. Même si la réalité extérieure n’est pas facile à vivre, j’espère que votre réalité intérieure n’en sera pas affectée mais qu’au contraire elle en sortira plus forte et plus riche.

          Vous dites : « Le complotisme est souvent animé par une volonté de dénigrer et rien d’autre. » C’est faux. Je vois là votre biais cognitif d’anti-complotiste. Vous confondez « dénigrer » et avoir des raisons objectives et factuelles de penser que quelqu’un est nuisible, quelles que soient ses intentions. Dénigrer Perronne ou Raoult, ça oui c’est du dénigrement, pas de la critique (« charlatan » c’est le ponpon, pour une sommité comme Raoult). Le problème des anti-conspirationnistes, c’est qu’ils ont une rationalité sélective : ils sont capables, pour les « meilleurs » d’entre eux, de déployer un raisonnement intelligent, rigoureux et rationnel, mais en partant de prémisses fausses. Si vous partez d’un postulat aussi discutable que « le complotisme est souvent animé par une volonté de dénigrer et rien d’autre », comment voulez-vous dire quelque chose de vrai à propos du réel ? Vous partez d’une perception du réel qui est fausse, pour ensuite, armé du raisonnement et de faits qui vont dans le sens de votre postulat, justifier le bien fondé dudit postulat. C’est une pétition de principe. Je vois bien que le mot « souvent » est là pour tempérer une affirmation qui serait, sinon, excessive ; la pensée qui est exprimée dans cette phrase est néanmoins très claire.

          De même, dire qu’il y a dans le complotisme de la défiance et du rejet par principe, c’est prêter aux complotistes des affects qu’ils n’ont pas pour la plupart, et sans fournir la moindre justification. C’est, ici aussi, une affirmation péremptoire et dogmatique. Je connais dans mon entourage une personne qui a ce profil épidermique et paranoïaque, mais c’est la seule que je connaisse personnellement. Les autres s’informent beaucoup, font des recherches, font des recoupements, et savent séparer ce qui en eux est de l’ordre de l’affectif et ce qui est de l’ordre du rationnel et du factuel. Je conteste donc le « souvent » de votre postulat. Ce n’est pas par principe, comme vous le croyez, que nous sommes dans la défiance et dans le rejet. Votre croyance ne m’étonne pas, elle n’est que l’expression d’un mépris, assumé ou inconscient, déguisé en diagnostic quasi médical : les complotistes seraient des gens qui jouent sans le savoir avec leur santé mentale. Et en effet, on voit toujours poindre, à un moment ou un autre de la discussion avec un défenseur de la pensée dominante, une pointe de mépris : ceux qui ne pensent pas comme il faut sont forcément dans l’irrationnel et l’émotionnel. Comme le dit brillamment Lordon dans son dernier article, stigmatiser et combattre frontalement les complotistes (traduisez, au choix : les déviants, les hérétiques) ça ne marche pas, il faut faire preuve de pédagogie : les complotistes sont bêtes, les pauvres, il faut leur expliquer gentiment.

          Ce qui m’amène au podcast de France Culture. Je n’ai pas pu aller plus loin que la douzième minute, j’ai même failli m’arrêter à la phrase de l’introduction : « Les techniques de guidage des individus sont-elles appelées à remplacer la démocratie ? » L’ingénierie sociale, il n’y a pas à tortiller du cul, c’est de la manipulation. Dire qu’une manipulation peut être animée par des intentions bienveillantes sans voir le problème éthique et philosophique que cela pose, je trouve ça stupéfiant. C’est bon pour quoi ? C’est bon pour qui ? Ces questions sont-elles sans importance à vos yeux ? Juste un exemple, mentionné dans le podcast : le confinement. Il faut manipuler les gens pour qu’ils se confinent, ou plutôt pour qu’ils adhèrent au confinement. Se pose-t-on la question de savoir si le confinement est une bonne mesure ?
          Vous écrivez : « […] en même temps que ceux qu’on appelle les suiveurs… et à faire réfléchir). » Vous vous rendez compte de ce que vous avez écrit ? Est-ce que vous réalisez que c’est absurde ? Le principe même de l’ingénierie sociale, d’où elle tire d’ailleurs son efficacité, c’est que les gens manipulés ne sont pas conscients qu’ils le sont. Le fait que les suiveurs soient sincères et convaincus ne change rien au problème, ça veut simplement dire qu’ils ont épousé la narrative diffusée (et imposée de plus en plus) par les dominants. Ils y sont fortement prédisposés car ils ont intégré l’idéologie dominante. Vous savez ? L’idéologie qui croit qu’elle n’est pas une idéologie. Les participants à une opération d’ingénierie sociale ne le font pas sciemment, sinon ils seraient tout simplement des manipulateurs. Encore heureux qu’ils sont sincères et convaincus. Il ne manquerait plus qu’ils adhèrent en sachant que ce sont des mensonges, ou qu’il adhèrent en sachant qu’on les manipule.

          • Avlula dit :

            Très bonne année à vous aussi, il y a toujours de l’espoir mais il va falloir être bons.

            Raté, je suis complotiste donc j’ai de base un biais complotiste de croyant et d’eschatologie… Donc ce n’est pas « c’est faux » mais « je ne vois pas ce que tu veux dire » (désolé j’ai du mal à vouvoyer des pseudonymes, en général je n’ai pas ce genre de conversation avec les gens que je vouvoie). C’est classique qu’au sein des complotistes, on n’a pas l’habitude de débattre, et donc dès qu’il y a un contradicteur, on le soupçonne d’être anti-complotiste et sceptique alors qu’en ce qui me concerne, j’essaye juste de progresser et faire progresser (et j’ai commencé comme beaucoup en gobant des trucs vraiment grossiers).

            Ce que j’appelle complotiste, c’est quantitatif : tu regardes une vidéo, tu regardes les commentaires dessous. Dans certains cas, l’immense majorité c’est une phrase, complotiste certes mais d’humeur et de défiance, y’a rien de démonstratif, c’est juste un truc basique avec en général des points d’exclamation. C’est de ça que je parlais (parce que du reste on est d’accord), c’était pas explicite mais je te parlais bien de l’expression générale (même si on ne peut pas savoir si la phrase exprimée et l’aboutissement de beaucoup de recherches etc. ou juste un ressenti et un préjugé, ce qui est plus souvent le cas à mon avis vu que les geeks qui passent du temps à chercher ne sont pas majoritaires).

            Si je te sors une liste de noms de famille et qu’on fait un sondage sur le Net, tu verras qu’en gros on entendra des « lui je l’aime pas » mais rarement des arguments de fond, c’est ce que je crois en tout cas (et je n’ai pas le même entourage que toi, autour de moi y’a pas de recherche, tu mets des propos graves et déformés avec une musique dramatique et ils gobent tout, je leur ai envoyé Hold-Up et ils ont cru à tout sans faire de recherche). Or il n’y a pas raison de ne pas aimer quelqu’un avec qui on n’est pas d’accord.

            « (« charlatan » c’est le ponpon, pour une sommité comme Raoult) »
            => Mais je t’assure qu’une bonne partie de ceux qui disent ça ont vu des démonstrations poussées de ce que les soi-disant études de Raoult ne sont pas satisfaisantes pour un scientiste, et à force d’arguments empilés, ils en concluent que décidément y’a une montagne de preuves, toute sa vie ce type a menti et baladé tout le monde. C’est exactement la même chose qui arrive à Bill Gates par exemple dans le camp d’en face, on monte en mayonnaise des propos déformés et des effets loupe et on perd toute mesure et tout discernement.

            Sur l’émission de France Cul, c’est marrant (ou triste) que tu aies cru y voir une intention de ma part en te la passant, encore une fois à côté de la plaque. Ma vraie intention est de trouver des sources mainstream qu’on peut passer aux anti-complotistes pour leur montrer de quoi parlent les « complotistes ». Un anti-complotiste qui te répondrait que l’ingénierie sociale est un fantasme paranoïaque, tu lui passes ça. La fois d’après il te dira autre chose, que c’est normal de devoir manipuler un peu la masse de cons sinon ils font pas ce qu’il faut. Ou alors il aura des principes et dira comme toi qu’en effet c’est abusé.

            Et oui effectivement, cette émission est concentrée sur le « comment » (mettre en œuvre des changements sociaux) et ne débat pas des « quoi » et « pourquoi/pour quoi », oui on est entre conformistes, mais c’est pas ça qui est intéressant. Pour le complotiste comme moi, il m’intéresse de voir que ceux qui font ça pensent bien faire (alors qu’avant je pensais vraiment que la majorité était des serviteurs de Satan qui veulent le règne du mal etc.), comme moi en fait puisque je veux aussi bien faire, et donc ce sont objectivement des alliés d’intention. L’erreur serait de croire l’inverse. Et si ce sont des alliés d’intention, il devrait être possible de les faire changer d’avis si on leur démontre qu’en fait, c’est l’enfer qu’ils pavent de bonnes intentions, pourquoi, comment est-ce possible qu’ils ne l’aient pas vu avant (carcan, doxa, …), etc etc. Mais avant de vouloir démontrer ou convaincre, faudrait être sûr d’avoir raison, si ça se trouve c’est eux qui ont raison, et nous qui sommes complices ou manipulés par de sombres adversaires style « extrême-droite » « nazis » etc. qui veulent leur vengeance.

            C’est hyper compliqué et il faut beaucoup de temps et d’humilité pour espérer y voir clair.

          • daruma dit :

            @Avlula
            Si je t’ai mal compris, c’est de ta faute. 😉 Le dernier paragraphe, celui où tu parles du podcast de France Culture, n’était pas clair du tout ; j’ai dû le lire plusieurs fois pour essayer de comprendre.
            En ce qui concerne l’habitude de débattre, c’est marrant mais j’ai une perception (et une expérience) opposée à la tienne. D’ailleurs, ne dit-on pas que les anti-complotistes ont pour fâcheuse habitude de clore rapidement la discussion par la formule magique « c’est du complotisme » ? Ils se barricadent derrière la notion de plausibilité, en ne se rendant même pas compte que ce n’est pas une attitude rationnelle que d’écarter une hypothèse a priori au seul prétexte qu’elle paraît invraisemblable. Ce sentiment qu’une explication est invraisemblable peut se résumer en ces quelques mots : « C’est trop horrible pour être vrai. »
            En ce qui concerne l’aspect quantitatif, je crois qu’il s’agit d’une illusion d’optique. En effet, il est tout a fait normal de trouver plus de commentaires critiques, voire complotistes, surtout dans la période actuelle. Mais cela ne veut pas dire que le complotisme est majoritaire. Cela veut tout simplement dire que ceux qui sont satisfaits, dans l’ensemble, du système dans lequel nous vivons, sont moins enclins à s’exprimer que ceux qui ont besoin de se défouler en exprimant leur rejet ou leurs inquiétudes.
            Même si je suis conscient qu’il y a une grande part d’irrationnel et d’émotionnel dans les réactions et les façons de penser de nombreux complotistes, ils me sont quand même plus sympathiques. Ils expriment maladroitement et souvent avec excès leurs opinions, mais ils ont au moins l’avantage sur les endormis d’avoir pris conscience qu’on nous ment et qu’on nous manipule.
            Au sujet de l’ingénierie sociale interprétée par les anti-conspis comme un fantasme paranoïaque, c’est pour moi le comble du déni. C’est de l’ordre de l’affectif : en remettant en cause la notion de bienveillance de nos dirigeants et des « élites » invisibles qui les manipulent, tu t’attaques au mur maître qui maintient leur édifice mental. La vision du monde de l’anti-complotiste s’appuie sur le postulat implicite que l’humanité est gouvernée par le vrai et le bien, et que le mal n’est qu’un ensemble de phénomènes à la marge, une sorte de déchet dans la production globale du vrai et du bien, et que donc le complot est l’exception et non la règle. La vision du monde du « complotiste », à l’opposé, s’appuie sur le postulat que l’humanité est dirigée par la fausseté et le mal, que le complot est la règle et non l’exception, et que le bien n’est qu’un ensemble d’intermèdes très courts et vite réprimés, un ensemble de foyers de résistance attendant patiemment que le mal soit vaincu ou dépassé, que ce soit sous la forme d’une libération personnelle ou sous la forme d’une libération collective.
            Pour ma part, je pense qu’il est plus sain et plus prudent de considérer, dans une forme de pessimisme rationnel fondé sur un examen lucide du réel, que le triptyque sexe/argent/pouvoir est trop puissant pour permettre un monde transparent dans lequel la vérité des versions officielles serait plus plausible que leur fausseté. C’est un principe de précaution.
            En ce qui concerne les intentions bonnes que tu prêtes aux décideurs, notamment aux ingénieurs sociaux, je pense aussi qu’ils sont convaincus de faire le bien, un peu comme quand on force un enfant à prendre un médicament qui a mauvais goût. Mais ils ne sont que des exécutants. L’ingénierie sociale est l’œuvre d’ingénieurs sociaux. Or, les ingénieurs ne sont pas les détenteurs du pouvoir, ils ne sont pas les architectes. Il serait intéressant de savoir ce que pensent réellement de nous les architectes.

        • Avlula dit :

          Tout ça, c’est ce qu’on doit développer et défendre auprès des anti-complotistes manquant de curiosité, ce qui n’est pas le cas de tous.

          Par contre, comme on a du mal à se regarder dans le miroir, je fais remarquer tout de même qu’il y a une certaine naïveté complotiste à penser que tous les complotistes comme lui ont eu le même parcours avec « prise de conscience », notamment du mal et de la possibilité qu’il se niche parmi les gens qui ont « réussi » ou sont au pouvoir. Et du coup, il sera aveuglé sur le mal qui se niche parmi ses semblables-mêmes, c’est-à-dire parmi les gens se présentant aussi comme des conscients, éveillés, résistants etc.

          Déjà, un truc tout bête, sache qu’il y a des « complotistes » de naissance. Quand, comme moi, tu es élevé par des parents qui pensent déjà comme ça, et/ou qui sont croyants et donc t’expliquent que l’école va te raconter n’importe quoi par exemple sur l’origine de l’humanité, parce que c’est Satan qui étend son mensonge partout etc., je t’assure que tu grandis déjà en grand décalage avec tout ce qui se passe, au point quasiment de trouver mauvais tout ce qui est « normal » et communément accepté.

          Sauf qu’un parcours qui commence comme ça et qui ne trouve jamais la raison, c’est-à-dire justement un « éveil » ou une « prise de conscience » qu’on exagère grandement la diabolisation du monde et qu’il y a des connaissances scientifiques réelles et intéressantes sans forcément qu’on ait à remettre en cause tout ce qui nous fonde si on arrive à réfléchir intelligemment, un parcours qui commence comme ça donc peut éventuellement dériver en une fabrication perpétuelle d’explications parallèles pour prouver au monde ses propres croyances, quitte à s’arranger avec les faits ou à s’aveugler, et à tout dramatiser. Autrement dit les vrais complotistes, les vrais fabricants pathologiques de « fausses nouvelles » et d’une lecture apocalyptique du moindre événement, ça existe aussi et c’est notre piège de naïveté à nous parce qu’on a envie de croire à ça aussi vu que ça nous aide à avoir raison, pensons-nous. Et c’est là que l’anti-complotiste curieux/chercheur/éveillé peut nous aider, même si c’est désagréable, à nous rendre compte d’abus et d’arnaques de gens en qui on avait confiance et estime.

          C’est ce que je disais dans mon premier commentaire, les deux « camps » fonctionnent en miroir et en complémentarité, du coup je pense qu’il faudrait minimiser se clivage (un peu comme droite-gauche) et essayer de cliver plutôt entre haut-bas, c’est-à-dire en qualitatif, trouver le meilleur des deux pour ne rien manquer des faits et magouilles du pouvoir ou contre le pouvoir (parce qu’un magouilleur, quel que soit son bord, me concernant j’en veux pas, je veux le bien et le vrai, etc.).

          Néanmoins le danger le plus grand vient du pouvoir, le jour où nous le prendrons, faudra pas oublier que nous serons alors les dangereux et les tentés par l’abus, ce sera de nous qu’il faudra nous méfier, d’où l’idée de réfléchir très tôt à comment on évitera de tomber si bas, voire encore bien plus bas si ce pouvoir est pris avec violence, ressentiment, esprit de vengeance…

          • daruma dit :

            Comme je l’ai dit dans mon premier commentaire, tes remarques sont très utiles car elles permettent d’être vigilant envers soi-même et de faire son auto-critique. Elles sont utiles aussi car elles permettent de réduire la polarisation excessive présentant d’un côté les éveillés et de l’autre les endormis, d’un côté les bons et de l’autre les méchants. On veut nous diviser, ne tombons pas dans ce piège. Cependant, il ne faut pas non plus céder à l’angélisme ; il faut rester vigilants envers les anti-conspis car ils peuvent à tout moment basculer dans un délire purificateur en devenant des agents zélés voire fanatiques du système, comme le disait Morphéus à propos des individus lambda de la Matrice.

            Personnellement, ce que je fais pour me préserver c’est que j’observe mes réactions émotionnelles au moment où elles apparaissent. Au lieu de m’identifier bêtement à ces émotions, je me demande ce qu’elles foutent là et qu’est-ce qu’elles m’apprennent sur moi-même. Je me distancie et prend une position d’observateur. J’applique la même méthode avec mes croyances : quel besoin est-ce que je cherche à satisfaire ? Quelle inquiétude est-ce que je cherche à apaiser ? La conséquence de cette observation est double :
            – J’ai diminué de façon drastique le besoin de croire et donc le nombre de mes croyances.
            – J’ai diminué l’attachement affectif à mes croyances, en les considérant comme des repères pour avancer et non comme des absolus. En langage simple, je ne m’identifie plus à elles, car je sais que mon moi véritable, non parasité, celui que j’appelle l’observateur, ne se réduit pas à un tissu de croyances qui, par définition, ne proviennent pas de moi.

            Je vois, d’après ce que tu racontes, que ton parcours est assez atypique, dans son genre, étant donné qu’il est plutôt rare d’être éduqué par des parents qui ont élevé la suspicion généralisée au rang de principe et même de dogme à admettre, sans permettre à l’enfant puis à l’adolescent de se faire sa propre opinion. C’est un équilibre difficile à trouver, donc je ne jette pas la pierre à tes parents. Ils ont cru bien faire en te fournissant une autre lecture du monde, sans se rendre compte que le fait qu’elle s’oppose à la lecture dominante n’en fait pas une lecture plus vraie pour autant.

            Je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis qu’un anti-complotiste peut être curieux et chercheur. Car s’il est curieux et chercheur, c’est soit pour réfuter (débunker) les thèses complotistes, et donc de manière négative et orientée, soit pour explorer un domaine circonscrit hors duquel il s’interdit de s’aventurer. « Anti-complotiste éveillé » est un oxymore. Il a une rationalité sélective : ses lumières sont braquées sur des endroits précis, laissant d’autres endroits dans l’obscurité. Et quand il révèle une erreur ou une fausse croyance, il jubile et en ressort renforcé dans son anti-complotisme, se satisfaisant de ces petits trophées gagnés en affrontant des complotistes crédules, pressés, maladroits ou dogmatiques. Ce qui est marrant c’est que ses débunkages eux-mêmes contiennent souvent des fake news ou des demi-vérités, et qu’il est tout autant victime de la tendance à faire des pétitions de principe sans s’en rendre compte. Il faut dire qu’il a une propension très forte à vénérer l’autorité et à avoir une foi inébranlable en la parole officielle, en la parole autorisée.
            Pour déterminer la qualité du complotisme, je dirais que : « Le mauvais complotiste, il voit un complot, il tire ! Le bon complotiste, il voit un complot, il tire aussi… mais c’est pas pareil. » :-) Je déconne, bien sûr. Subitement je me suis rappelé le sketch des Inconnus sur les chasseurs. :-)

  14. Pierre dit :

    Superbe analyse, je me suis permis de partager…

  15. Tania dit :

    Votre texte est exceptionnel de justesse.
    Je vous en remercie.
    « résister, c’est créer. »
    Conseil National de Résistance.

  16. Bonjour, j’ai trouvé votre analyse très intéressante ; j’ai rassemblé beaucoup d’informations sur le sujet du réchauffement climatique, dont j’ai vu qu’il vous intéressait : il y a 3 aspects :
    – la science (la physique du climat, dont ce fameux effet de serre),
    – les faits et observations, dont aucun ne montre aujourd’hui un réel danger,
    – la politique et les médias, pour lesquels c’est pain béni.
    N’hésitez pas à me contacter.

  17. Père Michel dit :

    Dans le même esprit que cet article, je vous invite à visionner dans l’humour (4 min) « Le climat c’est comique » : https://youtu.be/VQ6tGX0q0Rc

  18. Anthony dit :

    J’attends avec impatience votre papier sur le réchauffement climatique.
    On va encore bien rigoler.

  19. GEORGES MAGNE dit :

    Je viens de découvrir votre site… Excellent à tous points de vue. C’est un régal de vous lire.
    Le complotisme tel que vous l’analysez, est à l’actualité ce que le révisionnisme – au sens sémantique et non déformé en négationnisme par les médias aux ordres- est à l’Histoire. Jean Norton Cru s’y est frotté naguère et d’autres plus récemment ont appris ce qu’il en coûtait de transgresser les interdits de la pensée officielle… Il faut avoir devant les faits et les vérités admises le regard lucide du médecin légiste devant un cadavre; les aborder sans a-priori et sans états d’âme, c’est à dire sans complaisance. La Vérité est à ce prix, qui ne se voile pas la face.
    Vous démontrez bien l’himalayenne capacité de nuisance de l’anti-complotisme. La grande majorité, réifiée par le système à tuer les peuples ne s’en relèvera pas, je le crains… Reste au camp des insoumis (les vrais !) à tirer les dernières cartouches, comme l’immortalisa Alphonse de Neuville dans son tableau.
    Assurément, les vôtres ne font pas long feu et ne manquent pas leur cible ! Bravo.

  20. Mannig dit :

    Un groupe de dissidence COVID-19 est en cours de création en Seine-Maritime.
    Contact : alt.h3-198o7j6@yopmail.com

  21. Marc Reisinger dit :

    Une bouffée d’air pur 😉

  22. Marc Reisinger dit :

    Réponse insolente aux poncifs de l’anti-conspirationnisme. Pas seulement un pamphlet plein d’humour et d’intelligence, mais un véritable Discours de la méthode du 21e siècle. Un régal.
    (Marc Reisinger, auteur de : « Opération Merah » et « Le 11 Septembre a-t-il eu lieu »)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *