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Le complotisme présente cinq caractéristiques majeures qui le distinguent de l’anti-complotisme et qui résument tout son génie. Ses caractéristiques, que nous passerons rapidement en revue (partie 1), sont autant d’avantages sur l’anti-complotisme qui nous feront comprendre, par contraste, les limites épistémologiques de ce dernier, ses motivations profondes et ses soubassements idéologiques (partie 2).

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Notre conclusion sera double :

(i) Seul le complotisme permet d’appréhender la nature du pouvoir. L’anti-complotisme est une émanation du pouvoir dont la vocation est de le protéger et de lui permettre d’échapper à la compréhension de ceux sur lesquels ce pouvoir s’exerce.

(ii) On ne dialogue pas avec le pouvoir : on s’y soumet ou on le combat. Il s’ensuit, naturellement, que les complotistes n’ont plus à chercher les faveurs des anti-complotistes ou de leurs maîtres, ni à s’excuser de penser hors des sentiers battus ou d’émettre des hypothèses de travail audacieuses. Il est temps pour les complotistes de se montrer offensifs et face à l’idéologie du chaos que le pouvoir incarne et projette sur le monde à travers ses relais médiatiques et institutionnels, de présenter le complotisme comme un remède aux pulsions mortifères de l’hydre mondialiste. Le complotisme est un humanisme.

 

PARTIE 1

Les 5 avantages du complotisme

 

1.    Avantage Méthodologique

Tandis que l’anti-complotiste se contente la plupart du temps d’énoncer la thèse (officielle s’entend), le complotiste est contraint de travailler, d’approfondir à la fois la thèse et l’antithèse. Ainsi, le complotiste a une connaissance fine de la version officielle et des arguments de la version opposée. Cela le contraint à chercher et à ausculter plus profondément les faits, à les présenter dans un ordre cohérent et à les soumettre à un examen critique poussé.

Tandis que l’anti-complotiste n’a qu’à répéter la thèse officielle sans avoir besoin de la justifier, le complotiste est obligé de chercher des preuves solides à l’appui de ses propos et finit par acquérir une connaissance bien plus large que celle de l’anti-complotiste qui a borné son champ d’investigation parce qu’il lui suffit de citer une source « prestigieuse » pour gagner la bataille du pouvoir médiatique et la considération de ses pairs.

Que ce soit, par exemple, pour le 11 Septembre ou le réchauffement climatique anthropique, seuls les complotistes appliquent le principe du contradictoire, principe fondamental à la fois pour les journalistes, les historiens et les juges qui devraient examiner méthodiquement et en profondeur les thèses en présence avant de se prononcer sur le fond de l’affaire dont ils s’occupent. L’anti-complotiste ne voit pas l’absurdité de sa position qui consiste à penser que la version officielle est toujours la bonne (comme la raison du plus fort). Ce qui revient à interdire toute alternative, toute contradiction, toute possibilité de remettre en cause la version des faits une fois qu’elle a été estampillée par le sceau officiel et crachée sur les ondes des médias dominants.

L’anti-complotiste confine ainsi le réel dans une forme figée pour les siècles des siècles. Il se comporte comme le gardien d’une prison où les faits récalcitrants sont tenus en joug et passés à tabac, loin du regard des foules, tant que leur volonté d’indépendance et de franchise n’a pas été brisée. Il rééduque et torture les faits qui ne suivent pas ses mots d’ordre ou son catéchisme et ne les relâche dans l’arène publique qu’une fois qu’ils ont perdu leur prétention à dire leur part de vérité. Le complotiste libère les faits cadenassés qui retrouvent tout leur sens caché et leur autonomie, il les rend à l’air libre où se meuvent à leur aise la vérité et le réel.

Le complotiste n’ayant pas droit aux arguments d’autorité (par exemple, l’invocation d’un prétendu « consensus scientifique » des experts sur le réchauffement climatique anthropique) et étant soumis au feu permanent des critiques, il lui faut devenir un orfèvre dans son domaine pour pouvoir contrer un adversaire qui se contente de répéter un message univoque et balaie d’un revers de mains dédaigneux les arguments qu’on lui adresse.

Enfin, le complotiste cherche à donner du sens à ce qui, apparemment, n’en a pas toujours. Il ne se contente pas de laisser l’inexplicable inexpliqué. Si trois immeubles s’effondrent sur eux-mêmes alors que seulement deux ont été percutés par des avions, le complotiste essaie de comprendre ce phénomène étrange en convoquant des causes humaines et physiques qui sont dans l’ordre naturel des choses. Là où l’anti-complotiste, à court d’idée et d’arguments, finira pas se contenter de hausser les épaules, le complotiste, ira chercher des causes humaines (des volontés) si les causes physiques (mécanique des corps et mécanique des fluides) ne sont pas suffisantes.

De son côté, l’anti-complotiste, n’hésitera pas à réinventer les lois de la physique, juste pour l’occasion, afin de s’interdire de penser au-delà de la thèse officielle. Car, s’il devait s’aventurer sur le terrain glissant d’une hypothèse alternative, cela pourrait le conduire à devoir désigner un coupable inattendu, à découvrir un acte humain, voire une entente entre plusieurs personnes conscientes de leurs actes. Ainsi, pour expliquer l’absence de débris d’avion sur le Pentagone ou sur le site de Pennsylvanie en septembre 2001, l’anti-complotiste invoquera la possibilité que les avions se soient gazéifiés (thèse défendue par le très « prestigieux » journal Le Monde), ajoutant de la sorte quelques règles nouvelles aux lois de la thermodynamique. Il ne lui viendrait jamais à l’esprit qu’un mensonge volontaire se cache peut-être derrière l’inexplicable. Dans le même ordre d’idée il en vient à voir, dans les guerres menées par les démocraties occidentales, des événements naturels que ne guident aucune pensée maléfique ni volonté humaine.

Pour résumer les avantages méthodologiques de son approche, on peut dire que le complotiste travaille plus que l’anti-complotiste, connaît mieux son sujet et les arguments des parties en présence, ne se repose pas sur des arguments d’autorité pour avancer ses idées et accumule les éléments de preuve pour justifier ses propos et donner du sens aux événements et aux faits qui se déroulent devant lui.

Ce sont là des raisons qui expliquent que les anti-complotistes ne répondent presque jamais positivement aux offres de dialogue que leur font les complotistes : ils savent, en effet, qu’ils finiront généralement déboités par les arguments de leurs contradicteurs. Pour justifier un tel refus, ils rangent volontiers leurs adversaires sous l’appellation générique et bien commode du « camp de la haine », mettant ainsi entre eux et les complotistes une sorte de cordon sanitaire émotionnel qu’il serait difficile et dangereux pour tout un chacun de rompre impunément. Cette technique de la rhétorique de disqualification utilisée à l’encontre du complotiste, à la quelle vient généralement s’ajouter des menaces et des injures, est le signe que, sur le terrain de la méthode, le complotiste vient bousculer son adversaire dans ses derniers retranchements, lorsque celui-ci est au bord de son propre gouffre intellectuel.

 

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2.    Avantage Psychologique

Le complotiste n’a ni d’apriori ni de tabou. L’impensable est pour lui toujours pensable. Si le complotiste navigue ainsi volontiers, par méthode et par prudence, dans l’air du soupçon et ne prête sa confiance à quiconque, il traite tout le monde à la même enseigne, les puissants comme les faibles ; il les écoute avec le même degré d’attention, sans chercher à plaire ou à déplaire à leurs susceptibilités respectives. Il veut comprendre et non pas justifier.

De son côté, l’anti-complotiste est enfermé dans le dogme de l’infaillibilité démocratique, ce qui lui interdit automatiquement tout un champ des possibles. Il est psychologiquement incapable d’imaginer que nos dirigeants démocrates puissent faire le mal intentionnellement. C’est bien cet apriori qui, aux yeux des complotistes, rend les anti-complotistes aveugles à la compréhension d’une part importante de notre monde. Et pour le dire plus clairement, les anti-complotistes sont dans l’incapacité de comprendre la nature et les ressorts du pouvoir (nous y reviendrons). Ils ne voient pas que le pouvoir, ontologiquement, est une physique de la contrainte et une métaphysique de la domination.

L’anti-complotiste est tellement engoncé dans cette opinion, qui est pour lui une sorte d’article de foi, qu’il ne pourra jamais concevoir que nos dirigeants puissent, par exemple, en toute connaissance de cause : (i) empêcher l’utilisation d’un remède peu couteux et efficace contre un virus, cousin de celui de la grippe, afin de favoriser une solution imaginaire et hypothétique (le vaccin) lors d’une pandémie annoncée et voulue, pandémie qui n’est pas tant le résultat d’une incompétence généralisée de nos commis en charge des affaires de l’État, que d’un chaos organisé par ces derniers comme un jeu de rôle mondialiste planétaire ; (ii) s’allier avec des mouvances terroristes islamistes pour faire tomber des régimes laïques en Lybie et en Syrie en ayant recours à des actes de terrorisme à grande échelle et en organisant le massacre et le gazage de populations entières tout en accusant le camp adverse d’en être responsable. De telles conclusions, iraient au-delà de ses forces psychologiques et l’amèneraient, sans doute, au bord de la crise de nerf et de l’hystérie.

Ainsi, pour l’anti-complotiste, la démocratie occidentale ne peut commettre de crime puisqu’elle ne peut avoir de mauvaises intentions : elle ne tue que par dommages collatéraux, jamais volontairement. Par conséquent, on ne peut lui imputer des crimes de masse, seulement des erreurs circonstancielles et contextuelles qui ont eu de tragiques conséquences humaines inattendues. La culpabilité de la démocratie occidentale ne dépasse jamais celle de l’élève qui aurait pu mieux faire.

Les anti-complotistes ne voient et n’admettent de complots que chez les terroristes musulmans ou les Russes, les Iraniens ou les Chinois, quand cela arrange leurs affaires et conforte leurs représentations du monde binaire (« eux » contre « nous »). Là, en général, aucune preuve tangible n’est exigée, il suffit à l’accusation de désigner les coupables pour emporter la conviction de la foule conformiste des bourgeois cultivés qui ne craignent rien tant que d’émettre des hypothèses et, encore plus, d’avancer des théories qui sortiraient de la vulgate publiée régulièrement dans les gazettes officielles (Le Monde, The Guardian ou le New York Times).

 

3.    Avantage Conceptuel

Le complotiste offre des outils intellectuels pour appréhender le monde. Il propose des termes (qu’il a ou non construits lui-même) pour désigner des événements, des phénomènes difficiles à cerner ou à concevoir : Mondialisme, Atlantisme, Empire, Opposition Contrôlée, État Profond, Satanisme, Nouvel Ordre Mondial, Injonctions Paradoxales, Dogme de l’Infaillibilité Démocratique, Crimes Médiatiques, Rhétorique de Disqualification, sont autant de concepts outils permettant de sortir de l’hébétude dans laquelle le complexe médiatico-industriel progressiste nous maintient, afin de mieux cerner et comprendre le monde dans lequel nous évoluons.

Le complotiste apprécie la clarté d’un concept là où l’anti-complotiste préfère la confusion, l’absence de sens et de signification, ou le sens inversé de l’absurde : non pas le mystère qui pourrait nous ouvrir la porte d’une transcendance porteuse d’espoir, mais le vide comme explication universelle. L’anti-complotiste ne nous laisse qu’un champ de bataille sémantique chaotique où le néant et l’ambiguïté sont maîtres du réel et de nos neurones.

Empêcher la compréhension du réel et l’émergence des concepts explicatifs est sans doute l’un des objectifs du pouvoir pour demeurer « le pouvoir » et persévérer dans son être. Son crédo est de rester insaisissable, « im-pensable » et impensé, pour n’être point combattu. Un totalitarisme dont on ignorerait l’oppression ne susciterait sans doute pas d’opposition autre que contrôlée. C’est tout le génie de la démocratie représentative, instrument privilégié de l’oligarchie occidentale, que de nous empêcher d’établir clairement des liens de causalité entre des décisions humaines de quelques-uns et la longue chaîne des malheurs des peuples.

 

4.    Avantage Moral

Le complotiste a un avantage moral immense par rapport à l’anti-complotiste parce qu’il doit montrer plus de courage et affronter les difficiles conséquences sociales de ses propos. Tandis que l’anti-complotiste, en bon conformiste adorateur de la normalité sociale, ne fait que relayer et répéter les paroles de l’évangile médiatico-politique qui lui est servi quotidiennement, le complotiste sait qu’il aura contre lui les puissants et la masse des bourgeois cultivés qui peuplent les cercles mondains des multiples socialités auxquelles la vie nous invite tous à participer.

Le complotiste prend constamment des risques dans sa vie professionnelle et privée pour simplement émettre des doutes et proposer des explications alternatives : on ne compte plus le nombre de complotistes débarqués de leur poste pour avoir avancé quelques hypothèses dérangeantes sur le 11 Septembre, l’implication des démocraties occidentales dans le terrorisme islamique ou la responsabilité du CO2 dans le réchauffement climatique anthropique. Si le courage ne donne pas raison, il a une valeur intrinsèque qui distingue nettement le complotiste du bourgeois cultivé conformiste qui fait office d’adversaire.

Le complotiste ose nommer le mal, il ose désigner les puissants et les puissances qui sont derrière ces manifestations humaines : il ne se contente pas, comme les professionnels de la révolte, d’attaquer des abstractions (par exemple, le capitalisme), il confronte des pouvoirs concrets (dont la somme des liens et des alliances fait et révèle le pouvoir dans toute sa puissance et ses nuisances) et nomme les responsables. Pour le 11 Septembre, il désignera volontiers le petit groupe de néoconservateurs comme responsables ou au moins complices des attentats ; il en fera le portrait détaillé en égrenant leur CV et leurs méfaits avérés. Concernant l’hystérie sanitaire mondialiste déclenchée au printemps 2020, il n’hésitera pas à pointer du doigt le rôle de Bill Gates et des dirigeants de l’OMS, de certaines firmes pharmaceutiques (comme Gilead) ou de certains médias (comme BFMTV en France) dans le déclenchement de cette expérience orwellienne à l’échelle mondiale.

L’anti-complotiste, lorsqu’il dénonce, est plutôt dans la délation puisqu’il désigne à la vindicte médiatique et judiciaire, à la censure et aux poursuites pénales, les lanceurs d’alertes qui n’ont en général que leur plume pour se défendre. L’anti-complotiste utilise volontiers la menace et l’intimidation pour faire taire ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus et rebattus : la rhétorique de disqualification et l’hystérie émotionnelle sont ses outils préférés.

Ainsi, tandis que le complotiste dénonce les puissants et se met volontairement dans leur ligne de mire, l’anti-complotiste établi des listes d’opposants isolés à exécuter en place publique sans leur donner la parole. Il y a du Cyrano de Bergerac chez le complotiste : s’il n’a, bien évidemment, pas toujours raison, il avance empanaché d’indépendance et de franchise et revendique le droit de se tromper.

Les complotistes sont à la fois une dissidence et une résistance. Peut-être même les seuls à s’opposer aux expériences orwelliennes que nos démocraties oligarchiques nous imposent de temps à autres pour éprouver leur puissance : hystérie sanitaire, hystérie réchauffiste, hystérie anti-Trump (qui n’est que le syndrome d’une hystérie contre les souverainistes et les partisans de la diversité des nations), etc. Comme nous le verrons en partie 2, l’anti-complotisme est une hystérie.

 

5.    Avantage Prédictif

Ce qui frappe, quand on fait le bilan du complotisme sur les deux dernières décennies, c’est l’incroyable capacité de celui-ci à avoir raison, à prédire ce qui va advenir. En analysant avec sérieux et pertinence le présent et le passé récent, le complotisme est capable de mieux appréhender les grandes orientations qui se dessinent devant nous que tous les experts réunis en conclaves officiels.

Sur le 11 septembre, sur la guerre en Irak et en Syrie, sur le réchauffement climatique anthropique, sur le Russiagate et l’affaire ukrainienne aux États-Unis, sur le Covid-19 et sur tant d’autres sujets scientifiques ou géopolitiques, le complotisme engrange les victoires les unes après les autres.

La démonstration de la force prédictive de la pensée complotiste a été particulièrement spectaculaire lors de l’épisode de totalitarisme sanitaire et sécuritaire que nous avons tous vécus au printemps 2020. Aux modèles prédictifs délirants (souvent informatiques) invoqués par les comités « scientifiques » mis en place un peu partout en Occident lors de cette drôle de crise sanitaire qui prévoyaient l’apocalypse tous les matins du monde, les complotistes ont opposé le bon sens, l’analyse cartésienne, le raisonnement et le sang-froid, et ont ainsi pu identifier rapidement des solutions efficaces pourtant décriées par tous les médias dominants tombés volontairement dans une hystérie destinée à faire perdre l’entendement collectif. Le complotiste est parvenu à s’extraire du bruit et de la fureur de l’actualité brouillonne et a eu raison sur toute la ligne : de l’analyse du problème à la proposition d’un remède. N’ayant d’apriori à l’égard de personne, le complotiste a écouté toutes les parties en présence et à pu saisir au vol le réel avant qu’il ne soit confisqué et défiguré par les tortionnaires de l’information qui lui ont substitué la peur comme seul vecteur de la représentation du monde. Nous y reviendrons en détail dans la deuxième partie ou dans un article séparé.

Depuis le début du conflit en Syrie, seuls les complotistes savaient que le Président Bachar el-Assad était soutenu par la grande majorité de son peuple et n’était pas au bord de la déroute, bien que tous les journaux ayant pignon sur rue en Occident annonçaient à longueur de colonnes la fin imminente du « régime sanguinaire ». Concernant le Russiagate et l’implication de clan Obama dans l’espionnage dont la campagne de Trump a fait l’objet en 2016 et 2017, seuls les complotistes ont compris qu’il s’agissait bien d’une tentative de déstabilisation d’un candidat (puis d’un Président) pas assez mondialiste, de la part de l’État profond américain et qu’aucun élément probant ne permettait d’affirmer qu’il était, de près ou de loin, un agent russe (tous les documents récemment déclassifiés confirment cette analyse). Concernant le réchauffement climatique, nous détaillerons dans un papier à venir, les nombreuses victoires épistémologiques emportées de haute lutte contre (i) les prédictions arrogantes et foireuses de « l’unanimité » des scientifiques de la planète et (ii) l’intime conviction d’une opinion publique mondiale chauffée à blanc à l’encontre d’une menace qui n’existe que dans les modèles informatiques délirants des marchands de peur !

Le complotisme est la grande aventure humaine, intellectuelle et politique de notre siècle. Si nous voulons que l’homme perdure dans ses fondamentaux humains, loin des promesses trans-humaniste et technicistes qu’on veut nous imposer sans débat, il est temps d’affirmer ce que nous sommes : un humanisme.

 

« Le propre du prestige est d’empêcher de voir les choses telles qu’elles sont et de paralyser tous nos jugements. Les foules toujours, les individus le plus souvent, ont besoin, sur tous les sujets, d’opinions toutes faites. Le succès de ces opinions est indépendant de la part de vérité ou d’erreur qu’elles contiennent; il dépend uniquement de leur prestige. »

Psychologie des foules
Gustave Le Bon
1895

Guillaume de Rouville

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14 Responses to Le Génie du Complotisme

  1. Rodrigue dit :

    Magnifique analyse qui manquait et qui vient parfaitement au bon moment.
    Il serait aussi intéressant de parler de citoyenneté et de sa dérive inversée: la « citoyenneté du monde » cet oxymore.
    Et aussi dans les relations internationales de la règle de non-ingérence dans un pays tiers transformée dès 1971 en « droit d’ingérence » puis en « devoir d’ingérence » pour cause humanitaire, cela grâce aux « french doctors »

  2. Danitza Cornejo dit :

    Merci beaucoup pour ce beau manifeste. Il faut, en effet, revendiquer le fait d’être complotiste, donc capable de mettre toute soit disant vérité en question en utilisant les outils que la science mais aussi la logique et le bon sens, c’est à dire, l’intelligence et l’autonomie de pensée, nous permettent d’utiliser.
    Merci à nouveau et au plaisir de vous relire!

  3. JACQUES BOUILLON dit :

    Comme j’aurais aimé écrire ce texte !

  4. Vincent Jappi dit :

    La politique étant faite de complots, reprocher à une analyse politique d’impliquer l’existence d’un complot, c’est lui reprocher… d’être une analyse politique.
    C’est pour les idiots
    que le premier qui traite l’autre
    de « complotiste » a gagné :
    c’est donc à un Anticoncept Orwellien
    de Combat que nous avons affaire ici.

    Murray Rothbard disait que toute politique économique ou sociale est un complot contre le peuple, et aucun économiste correctement formé ne saurait le contredire sur ce point.
    De sorte que la seule question empirique qui se pose, à l’historien, est de savoir si les comploteurs ont été conscients de faire le mal, ont choisi de le faire, et de mentir délibérément à ce sujet.

    Face à des Castes Exploiteuses plus criminelles donc plus menteuses que jamais, on en est souvent réduit, faute de preuves suffisantes, à multiplier les explications hypothétiques de leurs actes forcément plus nombreuses que la vraie.
    Une chose est certaine, cependant : les propagandistes socialistes qui prétendent disqualifier a priori une analyse politique au prétexte qu’elle implique l’existence d’un complot, c’est pour court-circuiter la capacité rationnelle de leurs cibles qu’elles le font.

    Le sophisme perd quand même un peu de sa force quand on a un complotiste-en-chef à la Maison-blanche :
    qui savait que Kennedy a été abattu de face et non par-derrière, et en a déclassifié la preuve — la « théorie du complot » initiale, citée par la CIA dans un rapport de 1967,
    qui sait que le réchauffisme est un complot contre l’Occident,
    et que le soi-disant « Obama » n’a jamais été constitutionnellement éligible à la présidence des États-Unis.
    Et qui bien entendu va coffrer tous les guébistes à l’américaine qui l’ont espionné illégalement, et faussement cherché à le faire passer pour un agent russe.

  5. Vincent Jappi dit :

    Alexis Cossette-Trudel :
    « Les «complotistes» ont (presque) toujours raison »

  6. Lescrainier Cédric dit :

    Le complotisme (où peut être plus justement conspirationisme) a également cet avantage de contrer la misanthropie, en ne fesant pas des constats d échecs des sociétés humaines, présentes et passées, des preuves d’une nature humaine mauvaise.

  7. calentica dit :

    sensationnel article (niveau agrégation) à apprendre par coeur.
    je rendre dans ma soixante seizieme année de complotisme imaginez un peu ce qu’a été ma vie et alors? je n’ai rien laché. Juste le respect de soi-meme.

  8. Scalpel dit :

    Vous avez le verbe aussi rare que précis, juste et brillant, cher Idiot.
    Le complotisme s’honore de bien beaux esprits, autre avantage d’être de ce camp.
    Chomsky nous dit fort justement qu’il n’y a pas de neutralité « dans un train en marche », le choix entre VO et VC se fait dès lors le plus naturellement, sans le moindre état d’âme. C’est d’ailleurs la seule voix de salut de cette âme.
    Votre réflexion est un véritable S 500 anti-anti-complotiste.
    Au passage merci E&R grâce à qui je peux lire ce petit chef-d’œuvre.
    J’aimerais que le très avisé Observatus Géopoliticus, bizarrement assez remonté contre le complotisme, nous fasse part de ses impressions au terme de cette lecture. Car je ne doute pas qu’il vous lira…
    Un immense merci à vous.

  9. Onan Peuplu dit :

    Très bon texte, sauf que c’est « un peu » plus tordu que ça encore (je parle des exemples donnés en bas de page)…Il n’y a pas eu la moindre guerre en Syrie (aïe, c’est là qu’on va voir si vous respectez les hyper-complotistes ou si vous préférez le récit quasi officiel 😉 …C’était juste du Cinéma (j’ai les preuves) pour soutenir le narratif « terroriste » et surtout nous envoyez des tonnes de migrants, faux réfugiés donc.
    Trump n’est pas non plus un « vrai bon », il fait partie de la même clique (50 « israeliens » dans son équipe de campagne, copain comme cochon avec les Clinton..)..Le système l’a déguisé en ami des complotistes mais c’est un piège…il se disait anti vaccins, le voilà qui se réjouit de l’avancée du « vaccin » contre le prétendu Corona qui n’est qu’une autre Totale Fiction (à base de comédiens chinois), etc etc

    • Anna dit :

      @Onan Peuplu
      Sur Trump, je crois que vous devriez regardez toute la série de webjournaux d’Alexis Cossette-Trudel avant de vous prononcer ainsi. Serez-vous assez curieux? Accepterez-vous de remettre en question l’image que vous avez de lui?

  10. pasqual dit :

    bravo! (ne me manque qu’une définition de travail de la notion de complotisme en tête de l’analyse afin de renforcer la cohésion de sa totalité)

  11. perdel21 dit :

    « Se remettre en question nécessite de bouleverser bon nombre d’idées reçues et procède d’une intelligence épanouie qui ne s’effraie pas de devoir s’humilier »
    merci pour cet excellent article quant à l’espoir qu’il suscite

  12. Paul BOUSQUET dit :

    Merci Guillaume pour cette magnifique analyse et rhétorique. Je l’ai lue deux fois et j’y reviendrai.
    Décoder l’organisation de la pensée complotiste et de son pendant anti-com ; formuler les avantages de l’un par rapport à l’autre : merci d’avoir fait le boulot et de le partager.
    L’ensemble du site est une mine emplie de pépites ; merci encore et au plaisir de croiser à nouveau ta route.
    Paul

  13. Avlula dit :

    Le sujet du complotisme en soi m’a passionné durant ces 3 mois de chômage partiel, j’en ai compris pas mal de choses (notamment en découvrant l’avant-garde de l’anti-complotisme, vous savez, la secte scientiste des « zététiciens » de YouTube et le réseau de « fact checking » atlantiste) et les critiques qu’ils nous font.

    Or, selon moi, vous amalgamez deux idées qui ne devraient pas l’être : le rapport à l’autorité et la curiosité intellectuelle / ouverture d’esprit / passion pour l’information et la recherche de la vérité. C’est flatteur pour notre camp de vouloir confondre les deux, mais c’est piégeux.

    Est désigné comme « complotiste » par le pouvoir toute personne qui remet en cause son autorité (en question son intention, sa bienveillance, sa légitimité, …). Donc on ne choisit pas, c’est à la base une insulte mais ça décrit une attitude de méfiance et de défiance envers le pouvoir au sens large, alors qu’à l’inverse le non complotiste a une attitude par défaut de confiance envers celui-ci (l’attitude attendue d’un régime représentatif : faire confiance à ceux à qui on délègue une responsabilité).

    Par exemple, les pro-pouvoir se sont montrés complotistes à l’égard de la Chine et du Pr. Raoult, se mettant à travailler pour fouiller avec zèle dans ses études et liens d’intérêts pour chercher un complot de Sanofi ou autre dans cette promotion de la chloroquine. Ils se sont montrés aussi complotistes vis-à-vis de la nature, supposant qu’un méchant virus dont on cachait l’ampleur des dégâts allait les éradiquer si on ne faisait rien de révolutionnaire comme rester enfermés chez soi pendant des semaines, ou se déguiser en chirurgiens. Là où ils sont à la fois avantagés et désavantagés, c’est qu’étant du côté du pouvoir, leurs souhaits sont appliqués, et on voit vite que ce sont des erreurs.

    Par contre désolé mais le deuxième clivage, entre moutons et questionneurs (ou « sceptiques », etc.), est présent dans les deux camps avec une majorité de moutons (parce que c’est chronophage de faire autrement et ça demande un esprit critique et un certain niveau intellectuel et technique). Quelqu’un qui saute sur un titre complotiste pour en faire immédiatement sa pensée, c’est un mouton complotiste. Il se fait balader et berner hyper facilement, tout autant que le mouton officialiste. Et les fausses informations sensationnelles qui restent en mémoire même après démenti, le camp complotiste en est fortement victime aussi, on en a des exemples dans cet article d’ailleurs. Il y a autant de fermés d’esprit, de non curieux, de dogmatiques, de têtus, chez les complotistes que chez les autres. Parce que c’est humain, qu’on a en général du mal à admettre s’être trompé et à changer d’avis.

    C’est là où l’anti-complotisme peut nous aider méthodologiquement à monter en qualité. Les outils du scepticisme méthodologique (la chasse aux biais, aux sophismes, etc.) qu’ils ont utilisé contre nous sont à notre disposition également pour faire le tri et ne pas se retrouver à moutonner dans une contre-propagande toute autant pilotée et instrumentalisée.

    La conclusion que je fais c’est que la vérité ne peut émerger que d’une confrontation collaborative entre chercheurs complotistes et anti-complotistes honnêtes, avec bonne intelligence et respect, afin de faire du biais contre biais et de progresser, parce que nos faiblesses humaines font que nous avons besoin des critiques des autres pour retirer la poutre dans notre œil.

    Ce qui ne veut pas dire que la contre-propagande n’est pas à faire pour éviter de laisser le pouvoir en roue libre tant qu’il n’est pas réellement sous contrôle et soumis au service de l’intérêt général, simplement il faut distinguer le but politique de contre-pouvoir des buts universels de justice et de vérité, et envisager par exemple que le pouvoir en soit parfois plus proche que ses opposants. Par exemple, le Macron de début mars qui disait que les masques ne servaient à rien et qu’il fallait continuer à vivre normalement, alors que les complotistes pensaient qu’une terrible maladie arrivait et que le pouvoir voulait qu’on y succombe en masse, ne peuvent que reconnaître leur erreur et remarquer qu’à ce moment-là, le pouvoir avait raison (même si l’intention était peut-être de ne pas faire mal à des courbes économiques).

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