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Histoire d’une hystérie collective

INTRODUCTION

Une vague d’hystérie collective sans précédent s’est emparée des États-Unis d’Amérique depuis la candidature de Donald J. Trump à l’élection présidentielle de 2016. Le Président Républicain est accusé de tous les maux et il ne se passe pas un jour sans que ses adversaires politiques et les principaux médias du pays ne trouvent un crime d’envergure à lui imputer.

Si Donald Trump est coupable de crimes pouvant justifier sa destitution, à travers la procédure de l’impeachment, encore faut-il que ses crimes soient établis et prouvés au-delà du doute raisonnable. Énoncer ou dénoncer des crimes ne suffit pas à les établir. Or, jusqu’à présent, non seulement les crimes reprochés au Président n’ont pu être ni établis ni prouvés, en fait et en droit, mais, comme on s’en rendra compte, ils ont tous les attributs de crimes imaginaires inventés par des opposants politiques cherchant à détourner l’attention des médias et des juges de leurs propres méfaits.

Notre but n’est pas de vous convaincre que Donald J. Trump est un bon président ou même un être humain exempt de défauts. Il s’agit de vous donner des éléments probants à décharge dans un procès permanent, irrationnel et déséquilibré qui a débordé du jeu politique habituel pour atteindre un niveau de violence qui n’avait pas été vu dans l’arène politique américaine depuis l’épisode du Maccarthysme et l’assassinat de John Kennedy.

Les ressorts cachés de ce procès méritent d’être exposés, non pas pour innocenter politiquement un homme dont il nous importe peu qu’il soit aimable ou pas, mais parce qu’ils portent en eux des menaces sérieuses pour l’avenir de la démocratie en Occident.

Nos propos seront articulés en cinq parties :

1.    Collusion avec la Russie

2.    L’affaire ukrainienne et la procédure d’impeachment

3.    Les Démocrates, les Russes et les Ukrainiens

4.    Le rôle des médias

5.    Propos inopportuns

Notre présentation prendra la forme d’une plaidoirie introductive visant à présenter les principaux éléments à décharge en faveur du Président américain.

CHRONOLOGIE

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est nécessaire de faire un bref rappel chronologique des principaux événements qui se sont déroulés depuis le lancement de la campagne pour les présidentielles qui ont vu s’affronter Hillary Clinton et Donald J. Trump :

1. Le 16 juin 2015, Donald J. Trump annonce sa candidature à l’élection présidentielle américaine de 2016.

2. En avril 2016, les Démocrates embauchent la société Fusion GPS, spécialisée dans l’opposition research, pour chercher et déterrer des dossiers compromettants à l’encontre du candidat Trump.

3. Le 26 mai 2016, Donald J. Trump remporte les primaires républicaines.

4. Le 10 juillet 2016, Seth Rich, un employé du Parti Démocrate est assassiné.

5. Le 22 juillet 2016, juste avant la Convention nationale du Parti Démocrate de 2016, des e-mails compromettants pour Hillary Clinton sont publiés sur le site de Wikileaks. Ces e-mails révèlent que la candidate Hillary Clinton a bénéficié de nombreux passe-droits et avantages au détriment de Bernie Sanders au sein des instances du Parti Démocrates dans le cadre des primaires du parti.

6. Le 31 juillet 2016, le FBI, dirigé alors par James Comey, ouvre une enquête contre la Campagne électorale de Donald Trump sur la base des recherches de la société Fusion GPS payées par les Démocrates.

7. En août 2016 (puis en décembre 2016), Julian Assange déclare que les e-mails qu’il a publiés le 22 juillet 2016 n’ont pas été « hackés » par les Russes, mais qu’ils proviennent d’une source interne au Parti Démocrate (autrement dit, les e-mails auraient été « leakés » et non pas « hackés »). Il laisse entendre que la source, à l’intérieur du Parti Démocrate, était Seth Rich, cet employé retrouvé mort de plusieurs balles dans le corps en juillet 2016.

8. Fin octobre 2016, le FBI obtient la permission d’écouter des membres de la Campagne de Donald Trump sur la base des recherches payées par les Démocrates.

9. Le 8 novembre 2016, Donald Trump est élu 45ième Président des États-Unis. Hillary Clinton accuse, notamment, les Russes d’être responsables de sa défaite.

10. Le 9 mai 2017, James Comey, alors Directeur du FBI, est renvoyé par Donald Trump.

11. Le 16 mai 2017, Robert Mueller, ami de James Comey, sollicite le poste de directeur du FBI auprès de Donald Trump. Donald Trump lui répond sur le champ qu’il ne sera pas le prochain Directeur du FBI.

12. Le lendemain, le 17 mai 2017, Rod Rosenstein (Procureur Général Adjoint des États-Unis) nomme Robert Mueller en tant que « special counsel » avec pour mission, notamment, d’enquêter pour savoir s’il a existé une coordination entre le gouvernement russe et des personnes associées à la campagne présidentielle de Trump pour avantager ce dernier lors des élections présidentielles de 2016.

13. Le 22 mars 2019, le Rapport Mueller est remis au ministère de la Justice. Aucune collusion avec la Russie n’a pu être prouvée, au grand dam des Démocrates qui vont, peu après, changer leur fusil d’épaule et promouvoir un nouveau storytelling contre le Président Trump (ce sera « l’affaire ukrainienne »).

14. Le 12 août 2019, l’inspecteur général de la communauté du renseignement, Michael Atkinson, reçoit la plainte anonyme d’un « whistleblower » qui prétend que le Président des États-Unis aurait utilisé les pouvoirs de sa fonction pour solliciter l’ingérence d’un pays étranger dans l’élection américaine de 2020. Nous verrons que ce « whistleblower » est un activiste politique qui ne rapporte aucun témoignage direct et qu’il est proche d’Adam Schiff (président de la commission permanente sur le renseignement de la Chambre des Représentants) qui s’est donné pour mission de destituer le Président en exercice.

15. Le 9 septembre 2019 les commissions du renseignement du Congrès sont officiellement informées de l’existence de la plainte.

16. Le 24 septembre 2019, la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, une Démocrate, annonce une enquête formelle de mise en accusation contre le Président en exercice.

17. Le 9 décembre 2019, l’Inspecteur Général publie un rapport d’enquête sur « l’enquête » menée par le FBI à l’encontre de Donald Trump pendant et après la campagne présidentielle de 2016. L’enquête de l’Inspecteur Général met en évidence les pratiques douteuses du FBI dans sa justification puis dans sa gestion des écoutes à l’encontre de la campagne de Donald Trump, puis de sa présidence.

18. Le 18 décembre 2019, Donald Trump est officiellement mis en accusation (impeached) par la Chambre des Représentants sous des qualifications (« abus de pouvoir » et « obstruction au Congrès) qui ne constituent ni un crime ni un délit au regard du droit pénal ou civil américain.

19. Le 5 février 2020, le Sénat acquitte Donald J. Trump par 52 voix contre 48 pour le chef d’accusation d’abus de pouvoir, et par 53 voix contre 47 pour le chef d’accusation d’obstruction au Congrès.

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PARTIE 1

COLLUSION AVEC LA RUSSIE

Après un examen minutieux des éléments dont nous disposons à ce jour, nous pouvons affirmer, bien au-delà du doute raisonnable, que :

1.     Dès le début, la « Collusion avec la Russie » imputée à Donald Trump n’était qu’un storytelling fabriqué de toutes pièces par des membres éminents du parti Démocrate, de l’administration Obama sortante, du Département de la Justice, du FBI et de la CIA, afin d’empêcher l’élection de Donald J. Trump, puis, de compromettre et de fragiliser sa présidence, ou même de le destituer, en cas de victoire inattendue.

Bien plus grave que l’affaire emblématique du Watergate, nous sommes ici en présence d’une opération politique[1] orchestrée par un réseau bien établi au plus haut niveau de l’État américain, visant à déstabiliser un candidat, puis un Président, en ayant recours à l’espionnage, à des écoutes illégales, à des financements occultes, à de faux témoignages, à des contrefaçons de documents officiels, à des poursuites judiciaires sans base légale, et à des fuites et mensonges savamment distillés par les principaux médias du pays. Les acteurs (Hillary Clinton, John Brennan[2], James Comey[3], Robert Mueller[4], James Clapper[5], Bruce Ohr[6], Andrew McCabe[7], Lisa Page[8], Rod Rosenstein[9], etc.) sont connus de tous : leurs actions, leurs méthodes et leurs motivations seront exposées ici.

2.     Que la quasi-totalité des informations « compromettantes » à l’égard de Donald Trump, sensées l’impliquer dans une collusion avec la Russie, sont issues d’un « faux dossier » ou « Steele dossier » commandé et payé par le Parti Démocrate et la campagne électorale d’Hillary Clinton à la société Fusion GPS.

3.     Que la femme de l’un des principaux acteurs du complot au sein du Département de la Justice (Nellie Ohr, épouse de Bruce Ohr, ce dernier étant associate deputy attorney general au Département de la Justice, soit le 4ème plus haut fonctionnaire de ce ministère) travaillait pour Fusion GPS et qu’elle a contribué à la rédaction du « faux dossier ».

4.     Que ce « faux dossier » n’est qu’une compilation de rumeurs[10] et de recherches sur internet dont les éléments importants n’avaient pas été sérieusement vérifiés par ses auteurs (Christopher Steele, un espion anglais ayant travaillé pour le FBI et Glenn Simpson, un ancien journaliste ayant créé la société Fusion GPS, société spécialisée dans l’opposition research).

  • À titre d’exemple, l’on apprend dans ce « faux dossier » que l’un des centres du prétendu complot orchestré par Trump et ses alliés Russes était le consulat russe de Miami, alors que la Russie n’a pas de consulat dans cette ville ! (n’oublions pas, c’est sur le prétendu « sérieux » de ce dossier commandé et payé par les Démocrates qu’une enquête a été diligentée et que des écoutes téléphoniques ont été autorisées à l’encontre des équipes de campagne de Donald Trump en pleine période électorale).
  • Autre exemple : d’après ce « faux dossier », l’avocat de Donald Trump, Michael Cohen, se serait rendu à Prague pour rencontrer d’importantes personnalités russes afin d’obtenir des informations compromettante sur Clinton. Il a été démontré, depuis, que Michael Cohen ne s’était jamais rendu à Prague, ni en République Tchèque, ni en août 2016, comme le prétend le « faux dossier », ni de toute sa vie.
  • D’après l’IG Report (voir notre point 11 ci-dessous sur le rapport de l’Inspecteur Général des États-Unis, Michael Horowitz), la CIA elle-même avait considéré ce « faux dossier » comme non fondé, non vérifié et le fruit de rumeurs issues d’internet : « The -FBI- Supervisory Intel Analyst explained that the CIA believed that the Steele election reporting was not completely vetted and did not merit inclusion in the body of the report. The Intel Section Chief stated that the CIA viewed it as ‘internet rumor’ ».

5.     Que Glenn Simpson, fondateur et dirigeant de Fusion GPS, avait déjà écrit en 2007, dans les colonnes du Wall Street Journal, un article détaillant le scenario russe ayant des similitudes troublantes avec le contenu du « faux dossier », mais sans que Trump n’en soit, à l’époque, le protagoniste principal – autrement dit, le « faux dossier » semble un simple réchauffé d’un scénario élaboré plus d’une décennie plus tôt, avec des objectifs politiques différents (compromettre John McCain, autre personnalité Républicaine).

6.     Que ce « faux dossier » est la source principale, pour ne pas dire exclusive, des enquêtes menées par le FBI, le Congrès américain et le Département de la Justice contre Donald Trump, et reprise à satiété par tous les médias du monde entier sans qu’aucune analyse critique n’y soit apportée.

7.     Que, pour permettre ces écoutes, le Directeur du FBI de l’époque, James Comey, a dû cacher à la Foreign Intelligence Surveillance Court (en charge d’autoriser ou de refuser ces écoutes), notamment, les éléments suivants qu’il avait pourtant en sa possession :

  • Les juges n’ont pas été informés que la campagne de Mme Clinton et le Parti Démocrate avaient payé pour les informations utilisées dans la demande de mandat.
  • Les juges n’ont pas été informés que la source du FBI, Steele, avait menti sur de nombreux points faciles à vérifier.
  • Les juges n’ont pas été informés que Steele avait un parti pris connu contre Trump.
  • Les juges n’ont pas été informés que les preuves du FBI n’avaient pas été vérifiées.
  • Les juges n’ont pas été informés de l’existence d’éléments à décharge et exonératoires pourtant disponibles.

8.     Qu’il n’y avait pas, contre Donald Trump, l’once d’un élément de preuve de collusion avec la Russie et que ses procureurs politiques et médiatiques le savaient depuis le début.

  • Rappelons que les prétendues preuves avancées à l’encontre de Donald Trump émanaient du « faux dossier » dont le contenu à charge repose sur des rumeurs non vérifiées et qu’il a été concocté par une société au service du Parti Démocrate.

Que, par conséquent, il était logique et inévitable que Donald Trump soit exonéré (i) de toute collusion avec la Russie et (ii) de toute obstruction à la justice par le Rapport Mueller.

  • Concernant l’obstruction à la justice, en dépit d’affirmations contraires (qui continuent à ce jour à être répandues par les médias), Donald Trump a bien été exonéré de ce chef d’accusation. Nous montrerons comment Robert Mueller a tenté, illégalement, de laisser planer un doute à cet égard, en contournant la loi et les règles légales portant sur les charges de la preuve et la présomption d’innocence. Autrement dit, les conclusions légales découlant de son Rapport (l’exonération) sont en contradiction avec les explications alambiquées qu’il a avancées pour ne pas reconnaître textuellement l’exonération (en prétendant qu’il n’était pas possible d’établir l’innocence de Trump à cet égard – voir les développements ci-dessous).

9.     Qu’il n’y avait pas de base légale pour engager une telle enquête. Que légalement, la « collusion » (même si elle avait été avérée) n’est pas un acte répréhensible et qu’elle ne peut donc pas servir de fondement juridique à des poursuites judiciaires.

Pour se convaincre de l’inanité de cette « enquête », et de son caractère principalement politique, il suffira de se pencher sur l’indigeste Rapport Mueller rendu après presque de deux ans d’investigation (de mai 2017 à mars 2019), des centaines d’auditions et plus de 30 millions de dollars dépensés en vain. Une enquête menée par une troupe d’avocats ouvertement anti-Trump, ayant, pour la plupart, contribué à la campagne électorale d’Hillary Clinton ou ayant servi dans l’administration Obama, et cherchant, désespérément, des preuves et des motifs d’accusation jusque dans le lit du Président.

  • À titre d’exemples, voir cette série de vidéos de l’audition de Robert Mueller devant le House Judiciary Committee particulièrement dommageable pour le sérieux et le caractère non-partisan du Rapport Mueller et de son auteur :

> L’un des intervenants (un Républicain) s’interroge sur la validité légale d’une des conclusions du Rapport d’après laquelle, si Trump n’a, en effet, pas commis de crime, il n’a pas été possible d’établir de manière conclusive son innocence. L’interrogateur s’étonne ainsi que le principe de la présomption d’innocence ne suffise pas à innocenter quelqu’un dont aucun crime n’a pu être établi. Joli rappel d’un principe fondamental du droit largement ignoré par le Rapport Mueller dont les auteurs, inventant des règles de droit applicables pour le seul Président Trump, pensaient qu’il fallait établir l’innocence du prévenu si on ne parvenait pas à établir sa culpabilité. Ainsi, pour le 45ième Président des États-Unis d’Amérique, parce qu’il s’appelle Donald J. Trump, l’on invente la notion de « crime potentiel » (c’est-à-dire non prouvé) pour lui refuser la présomption d’innocence auquel tout autre citoyen à droit.

> Un autre intervenant (Républicain également) s’interroge sur les raisons pour lesquelles Robert Mueller a refusé d’engager des poursuites contre Joseph Mifsud – l’individu qui a déclenché l’enquête du FBI – pour avoir menti au FBI, tout en poursuivant d’autres personnes comme le général Michael Flynn (proche de Trump) et Michael Cohen (ancien avocat de Trump) pour avoir commis le même « crime ». Nous sommes ici en plein « deux poids deux mesures », s’expliquant par une approche partisane de la justice de la part de Robert Mueller et de ses « enquêteurs ».

> Vous apprendrez, également, que le principal enquêteur choisi par Robert Mueller, Andrew Weissmann (deputy lawyer et celui qui choisira l’essentiel des membres de l’équipe d’investigation, tous Démocrates, et donnera la direction générale à l’enquête) : (i) était présent à la soirée électorale organisée par Hilary Clinton le jour de l’annonce des résultats de la campagne présidentielle ; (ii) qu’il avait écrit un e-mail en janvier 2017 à Sally Yates (acting attorney general) dans lequel il disait qu’il était « si fier » d’elle pour avoir refusé de mettre en œuvre la décision de Trump d’interdire temporairement l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants d’un certain nombre de pays. Conclusion : il y avait, sans aucun doute possible, un conflit d’intérêts de la part d’Andrew Weissmann à participer à une telle enquête contre un Président pour lequel il semblait éprouver un profond dédain, pour ne pas dire plus.

  • Nous détaillerons également les conflits d’intérêts qui auraient dû empêcher que Robert Mueller soit nommé « Special Counsel » :

> La veille de sa nomination en tant que Special Counsel (nomination qu’il aurait pu et dû refuser) il était allé voir Donald Trump pour solliciter le poste de directeur du FBI que le Président lui refusera. Autrement dit, moins de 24h après avoir été éconduit par Donald Trump, Robert Mueller accepte de diriger une enquête contre le Président.

> Robert Mueller était un ami de longue date de James Comey (Directeur du FBI remercié par Trump) et entretenait des relations d’affaires étroites avec lui depuis plusieurs décennies : lire cet article du Washington Examiner.

> Nous expliquerons pourquoi Donald Trump ne pouvait pas se rendre coupable d’obstruction à la justice en renvoyant James Comey (l’ami de Robert Mueller) du FBI, l’une des accusations faites à son encontre : la Constitution américaine (Article 2) donne, en effet, un pouvoir discrétionnaire au Président pour remplacer, sans avoir à en justifier, tout directeur du FBI, si tel est son souhait (il en est de même pour le renvoi d’ambassadeurs, ce qui a également été reproché à Donald Trump).

  • Nous soulignerons, enfin, les étonnantes omissions du Rapport Mueller, notamment, les suivantes :

> L’absence de mention de Fusion GPS (société pourtant au cœur même du scandale, puisque ses « recherches » ont été payées par le Parti Démocrates et ont été à l’origine de l’imaginaire « Collusion avec la Russie »).

> L’absence d’examen des serveurs du Parti Démocrate : pour mener son « enquête », Mueller est donc parti d’un fait non avéré et non vérifié (le hacking des serveurs du Parti Démocrate par les Russes, à la demande directe ou indirecte de Trump pour l’aider dans sa conquête de la présidence américaine), se dispensant ainsi d’avoir à prouver les prémisses d’un crime qui n’a peut-être jamais eu lieu.

> Ne serait-il pas étonnant de voir un juge d’instruction se lancer dans une enquête pour meurtre contre un présumé assassin alors que personne ne sait si une victime est morte ou a même disparu ? Les Démocrates ont crié au crime, et Mueller s’est satisfait de ce bruit pour déclencher la fureur de ses « enquêteurs » contre sa proie politique.

Nous montrerons aussi que (i) le Parti Démocrate a refusé que ses serveurs soient examinés par le FBI (qui souhaitait vérifier s’ils avaient été « hackés » – mais ce dernier n’a pas beaucoup insisté pour les obtenir) et (ii) a confié l’examen de ses serveurs à une société proche de ses intérêts, l’entreprise CrowdStrike. Ce sont les dires mêmes de cette société privée, payée par le Parti Démocrate, dires non vérifiés par une quelconque instance judiciaire indépendante, qui ont été acceptés sans broncher par les « enquêteurs » de l’équipe Mueller comme preuve définitive et absolue que les serveurs du Parti Démocrate avaient été « hackés » par les Russes.

10. Que, n’arrivant pas à dénicher un crime là où il n’y en avait pas, Robert Mueller et son équipe s’en sont pris à des conseillers de Donald Trump et après avoir fait pression sur eux pour qu’ils dénoncent leur « boss » et, n’arrivant pas à leur extorquer des aveux compromettant à son encontre, leur ont trouvé des « crimes » sans aucun rapport avec le Président, pour les jeter en prison (et, quelques fois, comme pour Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Trump, leur réserver les prisons les plus difficiles du pays et/ou les mettre à l’isolement sans raison valable) et les ruiner financièrement dans le but évident de les briser physiquement et psychologiquement pour les retourner contre la cible principale de l’enquête.

  • À titre d’exemple, nous détaillerons la technique utilisée par Robert Mueller pour essayer d’extorquer des accusations de la part des témoins à l’encontre de Trump : technique utilisée par le FBI (notamment, sous la houlette de James Comey) qui consiste à faire parler les témoins le plus possible sur des sujets très variés avec des questions très précises et à ensuite essayer de trouver des contradictions (même les plus vénielles) dans les propos des personnes interrogées pour pouvoir les accuser d’avoir menti et de s’être rendus coupables de fausses déclarations (il s’agit essentiellement d’oubli ou de simple erreur dans des dates ou des propos anciens) pour leur promettre des années de prison à moins qu’ils chargent telle ou telle personne des crimes qu’on souhaite les voir endosser. Robert Mueller, s’est rendu célèbre pour avoir utilisé à outrance cette tactique lorsqu’il était directeur du FBI (et avoir ainsi envoyé des personnes innocentes de tout crime sérieux en prison pour s’être simplement trompé dans leurs multiples déclarations).
  • Nous montrerons comment la justice a été instrumentalisée pour atteindre l’entourage du Président en examinant en détail l’affaire « Roger Stone ». Nous montrerons comment cet ancien conseiller du Président peut risquer des années de prison pour des faits véniels et être traité par la justice de son pays bien plus sévèrement que feu l’ami de Bill Clinton, Jeffrey Epstein.

> Lire : The Trial of Roger Stone

  • Il sera intéressant de montrer que, par contraste, la principale conseillère d’Hillary Clinton (lorsque cette dernière était en charge des affaires étrangères sous la présidence d’Obama), Huma Abedin, coupable de crimes bien plus graves que ceux reprochés à Roger Stone, n’a pas fait l’objet du même traitement de la part du FBI dirigé par James Comey. Elle a, au contraire, bénéficié d’une clémence très suspecte (tout comme sa patronne).
  • Sur l’arrestation de Roger Stone, filmée par CNN (donc prévenu à l’avance par quelqu’un proche de l’enquête), qui ressemble à un raid normalement réservé aux membres des cartels de la drogue ou à de dangereux terroristes (des dizaines d’agents du FBI et la présence d’hélicoptères, armes d’assaut utilisées, maison encerclée, etc.), voir cette vidéo.
  • Enfin, nous montrerons que Robert Mueller et son équipe se sont rendus coupables de tentatives de subornation de témoins à plusieurs reprises dans le but explicite de fabriquer des accusations sans fondement contre le Président Trump.
  • Sur la corruption au sein du FBI et du Département de la Justice, lire, notamment, les livres suivants :

> Licensed to lie: Exposing Corruption in the Department of Justice de Sidney Powell, 2014.

> Compromised : How money and Politics drive FBI corruption de Seamus Bruner, 2018.

11. Que le rapport publié par l’Inspecteur Général (« IG Report »), le 9 décembre 2019, portant sur l’enquête menée par le FBI contre Donald Trump et sa campagne, relève, de la part du FBI, de très graves et répétés manquements aux règles habituelles présidant aux demandes d’écoutes téléphoniques (devant la Foreign Intelligence Surveillance Court) dans le cadre d’une enquête menée par ses services :

  • À titre d’exemple : dans sa demande d’écoute (on devrait dire d’espionnage) d’un membre de la campagne présidentielle de Trump, le FBI, qui s’appuie presque exclusivement sur le fameux « faux dossier », a omis de mentionner l’information, qu’il avait en sa possession, que Christopher Steele (l’auteur du dossier) avait été payé par la campagne d’Hillary Clinton et par Glenn Simpson (dirigeant de Fusion GPS) et que Steele était « désespérément » désireux de voir Trump battu aux élections. Cette simple information aurait du suffire pour que la cour refuse l’autorisation des écoutes, tant la demande était manifestement basée sur des informations partisanes.
  • Lire l’IG Report.
  • Écouter les dépositions de l’Inspecteur Général, Michael Horowitz, détaillant les graves manquements du FBI au cours de ladite procédure : C-Span.
  • Écouter l’analyse de Bill Barr (Attorney General des États-Unis) sur l’IG Report.
  • Lire cet article du journaliste Glenn Greenwald (peu amène à l’égard de Trump en général) détaillant les dessous de ce scandale d’espionnage dont Trump a été la victime : The Inspector General’s Report on 2016 FBI spying reveals a scandal of historic magnitude : not only for the FBI but also the U.S. media.
  • Lire également cet article assez complet sur le sujet, en date du 12 décembre 2019, du journaliste d’investigation Gregg Jarrett : « IG Horowitz hearing exposes deliberate FBI misconduct in investigating Trump campaign ».

12. Que des membres hauts placés du FBI et du Département de la Justice (dont Rod Rosenstein qui a nommé Robert Mueller Special Counsel) ont étudié sérieusement la possibilité de destituer le Président sur la base de l’article 25 de la Constitution, autrement dit, sur le fondement de son incapacité prétendue à assumer sa charge. Nous montrerons comment les médias ont relayé cette hypothèse en la présentant sous des jours positifs et en s’appuyant sur des rapports d’experts en psychiatries dénonçant l’instabilité psychique et le caractère dangereux du Président Donald J. Trump.

13. Que ces mêmes membres du FBI et du Département de la Justice ont sauvé, à plusieurs reprises, Hillary Clinton de poursuites judiciaires dans des affaires bien réelles et qui auraient sans doute dû conduire la candidate Démocrate en prison :

  • Sur ce sujet, lire le livre ou voir le documentaire Clinton Cash.
  • Nous évoquerons les affaires suivantes, impliquant les Clinton :

> L’affaire Whitewater & Cattle Futures : nous trouverons déjà dans les arcanes de cette affaire les noms de James Comey, Rod Rosenstein et même celui de la société Fusion GPS.

> L’affaire Uranium-One : une affaire de corruption mêlant le clan Clinton, la Clinton Foundation et le gouvernement russe dans le cadre de la vente d’uranium américain à la Russie sous la présidence de Barak Obama. Dans cette affaire hors norme, nous recentrerons de nombreux acteurs du Russiagate et de l’affaire ukrainienne. Nous verrons comment la Russie a pu acquérir Uranium-One et comment cette transaction a permis aux Clinton et à leur Fondation d’engranger des dizaines de millions de dollars.

> L’affaire Benghazi.

> L’affaire des serveurs privés et des 30 000 e-mails effacés : c’est grâce à James Comey, le Directeur du FBI, qu’Hillary Clinton a échappé, en 2016, en plein cœur de la campagne pour les présidentielles, à des poursuites pénales dans cette affaire. Dans le cadre de cette affaire, Hillary Clinton s’est rendue coupable de fausses déclarations, de destructions de preuves et de multiples refus de coopérer. Malgré cela, elle sera blanchie par le Directeur du FBI qui n’en avait pourtant pas le pouvoir légal.

> La fraude électorale au sein du Parti Démocrates lors des primaires précédant l’élection présidentielle de 2016 au détriment de Bernie Sanders. C’est d’ailleurs cette fraude qui a poussé de nombreux Démocrates à ne pas voter en faveur d’Hillary Clinton en novembre 2016 (en s’abstenant ou même en votant en faveur de Trump). Il est plus commode pour les partisans d’Hillary Clinton d’accuser les Russes de sa défaite que de reconnaître ses erreurs, sinon ses crimes.

• Pour un compte-rendu de ces fraudes, lire cet article paru dans The Guardian le 11 juin 2018, de Heather Gautney : Dear Democratic party: it’s time to stop rigging the primaries

  • Plus largement, nous montrerons comment le clan Clinton (et ses ramifications avec les clans Biden et Kerry) a réussi à placer des fidèles à tous les échelons importants du FBI, du Département de la Justice, de la CIA et de l’ensemble des agences de renseignement du pays, au cours de ses nombreuses décennies passées au cœur du pouvoir politique américain. Nous montrerons que ses « pions » au sein de ces principales institutions américaines continuent à protéger ce clan de toute action judiciaire sérieuse, tandis qu’ils refusent obstinément et illégalement de répondre aux directives de leur supérieur en chef, le Président Donald J. Trump. Si Trump a un allié à la tête du Département de la Justice, en la personne de Bill Barr, ce dernier ne semble pas être en capacité de mener à bien des enquêtes débouchant sur des inculpations à l’encontre de ceux qui ont instrumentalisé les institutions américaines à des fins politiques dans l’affaire russe ou ukrainienne.

 

Guillaume de Rouville

Janvier 2020 (dernière mise à jour, mars 2020)

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À SUIVRE :

PARTIE 2 : L’affaire ukrainienne et la procédure d’impeachment

PARTIES 3, 4 & 5 : Les Démocrates, les Russes et les Ukrainiens. Le rôle des médias. Propos inopportuns

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[1] Crossfire Hurricane est le nom officiel de cette opération qui a débuté sous l’apparence légale d’une enquête de contre-intelligence menée à l’encontre de l’équipe de Donald Trump par le FBI à partir de juillet 2016 (opération qui a, en réalité, commencé dès 2015 au moment de l’annonce de la candidature de Trump à l’élection présidentielle).
[2] Il fut Directeur de la CIA entre 2013 et 2017.
[3] Directeur du FBI sous Obama.
[4] Ancien Directeur du FBI, ami de James Comey et Procureur Spécial dans le « Russiagate ».
[5] Directeur du Renseignement National sous Obama.
[6] Membre de la Division Criminelle du Département de la Justice.
[7] Ancien vice Directeur du FBI sous Obama et au début de l’administration Trump.
[8] Juriste au sein du FBI au moment de l’élection présidentielle de 2016.
[9] Procureur Général Adjoint des Etats-Unis.
[10] IG Report says CIA dismissed Steele Dossier as ‘Internet Rumor’.

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One Response to L’Assassinat de Donald J. Trump

  1. Danitza Cornejo dit :

    Bonjour,
    Je vous remercie pour tout ce travail de recherche, j’étais jusqu’à il y a peu (jusqu’au début de l’année courante ou, pour être plus précise, jusqu’à avant le confinement mondiale) une personne qui ne donnait aucun crédit au Président américain, sans se laisser pour autant embarquer par le discours de Démocrates. Or ces longues, déprimantes et ennuyeuses heures d’assignation à résidence, m’ont permis d’explorer de sites web que je ne me serais pas permis de visiter dans des temps normaux. Des sites web qui m’ont fait découvrir, non sans une certaine dose de rejet d’abord, d’humiliation ensuite et, enfin, d’indignation, que la vérité nous avait été présentée de manière totalement inversée et que nous, par lâcheté ou par fainéantise, nous conformions à la réalité desservie par les médias mainstream et les discours politiquement corrects.
    Un moment, je me suis retrouvée dans la situation très incomode de devoir reconnaître mon erreur de jugement et de revisiter toutes mes croyances. Ainsi, je suis arrivée à la conclusion étonnante que M. Trump est bien plus honorable que n’importe lequel Président américain des dernières trente voire quarante années (en fait, j’assume mes dires plutôt pour les 30 dernières années: avant 1990 je n’ai que des vagues souvenirs des faits et méfaits des Présidents américains vis-à-vis de mon ressenti en tant que latino-américaine) et donc, sans surprise, celui qui ait été le plus torpillé avant même d’avoir accédé à la présidence de son pays et pendant tout son mandat jusqu’à présent. Et son calvaire n’est pas près d’être fini: après la Covid-19 (mais quelle étonnante pandémie!) et les bâtons dans les roues que les démocrates et la presse n’ont pas cessé de lui faire endurer, il doit continuer à défendre son pays face à l’artificiel et dangereux mouvement #BLM, qui a été largement encouragé par les mêmes comploteurs de toujours.
    Enfin, M. Trump peut ne pas être très élégant aux yeux de l’intelligentsia française, mais il est bien plus solide et brillant que tout un tas des dirigeants européens.
    Encore merci pour toutes ces informations bien systématisées et si clairement exposées, et au plaisir de vous lire à nouveau.
    D.C.

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